L'Allemagne va racheter une part d'EADS à Daimler

par Matthias Sobolewski et Philipp Halstrick

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BERLIN (Reuters) - L'Allemagne pourra conserver son influence au sein d'EADS, les libéraux du FDP membres de la coalition au pouvoir ayant levé leur opposition à un rachat par l'Etat d'actions du groupe aéronautique que Daimler cherche à céder.

Le constructeur automobile, qui détient un intérêt économique de 15% dans EADS et 22,5% des droits de vote, est à la recherche d'un acquéreur pour une partie de sa participation.

En contrepartie de la levée des objections du FDP, l'Etat allemand vendra des participations dans d'autres sociétés comme Deutsche Post et Deutsche Telekom, a-t-on précisé.

Le revirement des Libéraux-Démocrates du FDP, partenaires de la CDU d'Angela Merkel, va permettre à la banque publique de développement KfW de racheter la moitié des 15% détenus par Daimler au sein du consortium européen d'aéronautique.

Une source gouvernementale a précisé que le constructeur automobile conserverait les 7,5% restants au-delà de 2013.

Selon elle, la question du prix n'a pas encore été a abordée et aucun accord ne devrait intervenir avant juillet prochain.

Personne chez Daimler, KfW ou EADS n'a accepté de commenter l'information.

EADS est gouverné par un pacte d'actionnaires emmené par le français Lagardère et Daimler.

En voulant sortir d'EADS et du pacte d'actionnaire, le constructeur automobile allemand menace la survie de ce partenariat dont certaines clauses sont destinées à préserver des intérêts de sécurité nationale.

Selon deux sources informées de l'évolution des négociations, Daimler aurait proposé de faire en sorte de garder son influence dans la direction d'EADS afin de ne pas détruire l'équilibre entre Français et Allemands.

Matthias Sobolewski et Philipp Halstrick, Nicolas Delame pour le service français, édité par Danielle Rouquié

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