Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

"L'Allemagne reste le marché prioritaire pour la Chine"

,

Publié le

Entretien Les responsables européens et chinois se réunissent les 14 et 15 février pour un sommet consacré à la crise de la dette. Alors que la Chine a promis de soutenir l'euro, Michel Behar, associé du cabinet A Capital, nous explique la situation du point de vue des entreprises. 

L'Allemagne reste le marché prioritaire pour la Chine © Peter Fuchs - Flickr - C.C.

L'Usine Nouvelle - Les entreprises chinoises sont-elles exposées à la crise européenne ?
Michel Behar - Les investissements chinois ont lieu dans des entreprises qui restent performantes. On parle beaucoup de la crise macro-économique, mais le risque des investissements chinois en Europe reste faible.

C'est un rééquilibrage qui s'effectue. Il y a 20 ans les Européens investissaient massivement en Chine. Aujourd'hui les entreprises chinoises ont grandi, elles cherchent à se développer internationalement.

Les responsables européens se plaignent d'une relative fermeture du marché chinois...
Je n'ai pas connaissance de textes de restriction des investissements européens en Chine, à l'exception des secteurs stratégiques. Un groupe européen peut aujourd'hui investir en Chine avec des filiales à 100%, sans actionnaire chinois. Les officiels européens ne sont peut-être pas très au courant de l'évolution des choses.

La Chine a t-elle la possibilité d'aider efficacement l'Europe ?
La Chine a les moyens de le faire, mais je ne sais pas si le gouvernement du pays en a la volonté. La Chine a autant besoin des marchés européens qu'américains. Mais elle cherchera des contreparties positives pour ses entreprises.

La France est elle bien vue en Chine ?
Les entreprises françaises ont une très bonne réputation technologique. Mais l'Allemagne reste le marché prioritaire pour la Chine. On leur fait un meilleur accueil qu'en France.

La France a une appréciation de la Chine plutôt négative. Dès qu'un groupe chinois investit, les Français ont peur des délocalisations. Ce n'est pas le cas partout en Europe. Et c'est dommage, les entreprises françaises auraient sans doute beaucoup à gagner à voir arriver des investisseurs chinois.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle