L'Allemagne pas menacée d'une récession prolongée, dit Berlin

BERLIN (Reuters) - L'économie allemande n'est pas menacée d'une crise grave ou d'une récession prolongée après la légère contraction subie au deuxième trimestre mais elle ne montre pas pour autant de signes de reprise, a déclaré vendredi le ministère de l'Economie.
Partager
L'Allemagne pas menacée d'une récession prolongée, dit Berlin
L'économie allemande n'est pas menacée d'une crise grave ou d'une récession prolongée après la légère contraction subie au deuxième trimestre mais elle ne montre pas pour autant de signes de reprise, a déclaré vendredi le ministère de l'Economie. /Photo prise le 13 août 2019/REUTERS/Kai Pfaffenbach

Le produit intérieur brut (PIB) de la première économie d'Europe a reculé de 0,1% sur avril-juin et plusieurs indicateurs publiés depuis font craindre une nouvelle contraction au troisième trimestre, ce qui correspondrait à la définition d'une récession technique (deux trimestres consécutifs de baisse du PIB).

"L'économie allemande traverse une phase de faiblesse", dit le ministère dans son rapport mensuel. "Une dégradation supplémentaire ou même une récession prononcée n'est pas prévue pour l'instant. Cependant, les indicateurs ne signalent pas non plus un retournement économique à la hausse."

Historiquement très dépendante des exportations, l'activité économique en Allemagne souffre principalement de l'impact des tensions commerciales internationales et de l'incertitude liée à la sortie annoncée du Royaume-Uni de l'Union européenne. A ces facteurs s'ajoutent les difficultés spécifiques du secteur automobile liées à la désaffection pour le diesel et à la transition vers des modèles moins polluants.

Dans son rapport, le ministère de l'Economie évoque une évolution en dents de scie des exportations mais ajoute que la consommation privée et publique assurent des soutiens notables à l'activité.

La construction se porte bien alors que les secteurs de l'industrie et de l'énergie traversent un passage à vide, ajoute-t-il tout en reconnaissant qu'une reprise de l'industrie n'est pas encore en vue, le troisième trimestre ayant mal commencé pour le secteur.

Les statistiques officielles publiées la semaine dernière ont en effet montré une baisse des commandes à l'industrie et de la production industrielle en juillet.

Mardi, le ministre des Finances, Olaf Scholz, a assuré aux députés que le gouvernement était disposé à injecter "des milliards et des milliards d'euros" dans l'économie pour contrer un ralentissement marqué.

(Michelle Martin, Marc Angrand pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

Sujets associés

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

Vendre la Joconde, chiche !

Vendre la Joconde, chiche !

Dans ce nouveau numéro du podcast Inspiration, Stéphane Distinguin, auteur de "Et si on vendait la Joconde" sorti ce 19 janvier 2022 aux éditions JC Lattés, répond aux questions...

Écouter cet épisode

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Dans le podcast "Inspiration", Julie Manou Mani, journaliste et productrice, répond aux questions de Christophe Bys. Elle revient sur sa reconversion vers le journalisme après des études...

Écouter cet épisode

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

En 2020, année de la crise Covid, la recherche française aura été au centre de toutes les attentions. En cause, l'incapacité de la France à développer son propre vaccin....

Écouter cet épisode

Joindre les deux bouts

Joindre les deux bouts

Dans cet épisode d'Industry Story, Guillaume Dessaix revient sur la grève du Joint Français qui au début des années 70 a enflammé la Bretagne.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 18/01/2022 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS