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L'Usine de l'Energie

L’Allemagne ferme sa dernière mine de houille, sans renoncer au charbon

Myrtille Delamarche , , , ,

Publié le

La dernière mine de houille allemande, Prosper Haniel, ferme ce 21 décembre. Le pays ne renonce pas pour autant au charbon, exploité à ciel ouvert ou importé, qui compte encore pour près de 40% de sa production d'électricité.

L’Allemagne ferme sa dernière mine de houille, sans renoncer au charbon
La mine de charbon de Prosper-Haniel ferme le 21 décembre.
© Flickr - mompl

Les 1500 gueules noires de la houillère de Prosper-Haniel, dans la Rurh, ne descendront plus au charbon. Sauf pour déconstruire et sécuriser la mine. Le site va être transformé en parc et en musées, tandis que l’eau chaude qui s’en écoule continuera de chauffer les habitants de la région.

Il existe aussi un projet de transformation de la mine de Prosper-Haniel en un réservoir - station de pompage turbinage d'une capacité de 200 megawatts. 

36,6% du mix électrique

L’Allemagne fait ses adieux symboliques à la houille qui a fait sa richesse et son développement industriel. Son extraction n’était pourtant plus rentable depuis longtemps, avec un coût de revient trois fois supérieur au cours du charbon. Les houillères ont depuis longtemps été supplantées par les mines de lignite à ciel ouvert et, pour les installations qui ne supportent pas ce charbon bon marché de piètre qualité, par de la houille importée d’Asie ou d’Australie. Le lignite émet 46% du CO2 du secteur énergétique allemand, et plus que le trafic routier du pays.

En 2017, le charbon alimentait encore 22,2% de la consommation d’énergie primaire en Allemagne et 36,6% du mix électrique, malgré la forte croissance de la part des énergies renouvelables (218,3TWh sur 654,8 TWh, en hausse de 15%). Les énergies fossiles (fioul, gaz, charbon et lignite) comptaient encore pour plus de 80% de la consommation d’énergie primaire. Le scénario actuel de sortie du charbon place cet horizon à 2040.

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2 commentaires

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21/12/2018 - 18h35 -

La part du charbon dans la production électrique allemande a chuté de près de 60% en 1990 à moins de 37% aujourd'hui. Seules les énergies renouvelables sont capables de le remplacer. Leur part augmente, les progrès technologiques vont croissants et les coûts baissent... Mais il faut leur donner le temps ! En France, c'est bien pire avec notre nucléaire à 72%. Nous sommes loin derrière l'Allemagne en matière d'énergies renouvelables, et la plupart de nos éoliennes sont allemandes...
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22/12/2018 - 22h35 -

@ Caroline Vous vous trompez, car vous ne connaissez pas les limites techniques des éoliennes. Même si nos amis allemands construisaient 10 fois plus de ces machines, cela ne leur permettrait pas d'arrêter leurs centrales au charbon ou au lignite. Pour une raison simple : quand le vent est nul ou faible, les éoliennes ne produisent pas et on ne peut compter que sur le charbon. D'autre part, pour des raisons de stabilité du réseau on ne peut introduire dans le "mix" de production plus de 30 % d'énergie aléatoire (ou intermittente si vous préférez). Les Allemands ne pourront pas, sauf découverte majeure comme une technologie de stockage de masse (improbable à moyen terme), réduire leurs émissions. Et l'expérience le démontre : celles-ci stagnent ! Mais comme les éoliennes se multiplient alors que les centrales au charbon restent en service (car elles seules offrent une garantie de disponibilité de l'électricité), le prix du kWh augmente et est double de celui de notre pays.
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26/12/2018 - 07h50 -

A Gérard Student Vous vous trompez car vous sous-estimez les capacités des énergies renouvelables et du stockage d’énergie. Et vous avez l’arrogance du Français, plus fort que les autres. Les Allemands savent ce qu’ils font. Ils avancent bien dans leur transition énergétique, laquelle nous débutons avec peine. La population y est favorable, il n’y a pas de gilets jaunes. Les éoliennes en mer ont un facteur de charge important. Quant aux éoliennes terrestres, celles dites toilées fonctionnent même par vent faible. Les éoliennes fonctionnent à plus 80% du temps. Par ailleurs, la production électrique requiert un mix de différentes sources, en évitant les polluantes, charbon et nucléaire. Les prix de l’électricité sur les marchés ont été en décembre (jusqu’à ce jour) de 67 euros en France, de 45 euros en Allemagne. En France, le prix de l’électricité est artificiellement bas. Au final, c’est le contribuable qui paie les coûts réels non intégrés dans ce prix.
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07/01/2019 - 22h17 -

L’arrêt de l'exploitation du charbon n'est pas la résultante d'une prise de conscience écologiste mais celle d'une réalité économique. Exploiter le charbon en Allemagne comme en France coutait très cher. L'Allemagne utilise toujours du charbon pour produire 40% de son électricité,(combien en France ?), et n'hésite pas à acheter, il me semble, de l'électricité d'origine nucléaire à ses voisins frontaliers. Ha, bonne conscience écolo, quand tu nous tiens !!!
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21/12/2018 - 08h50 -

C'est vraiment bête d'utiliser le charbon comme combustible alors qu'avec un système innovant adapté, les renouvelables pourraient produire plus , mieux , sans intermittence ?
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