Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'affaire Vine, symbole de la fragilité des réseaux sociaux

,

Publié le

Envahi par des contenus pornographiques peu après son lancement, Vine a connu depuis une mise à jour pour y remédier. Après un début en fanfare, l’application de partage de vidéos courtes de Twitter a en effet accusé le coup suite à son retrait de la plateforme de téléchargement d’Apple. Une nouvelle illustration des difficultés que rencontrent les réseaux sociaux et applications sur internet pour gérer leurs contenus.

L'affaire Vine, symbole de la fragilité des réseaux sociaux © sudden inspiration - Flickr - C.C.

Lancée avec succès par Twitter samedi 26 janvier, l’application Vine a très vite déchanté. Cet outil permet en effet de partager des vidéos d’une durée de 6 secondes. Mais le site de micro-blogging n’avait pas anticipé certains dérapages. Très vite, Vine s’est retrouvé envahi par des contenus à caractère pornographiques. Sacrilège pour Apple qui a immédiatement réagi en la retirant de sa sélection de la semaine.

Privés d’une vitrine qui dopait considérablement les téléchargements de Vine - l’application étant uniquement disponible pour les utilisateurs d’iOS pour l'instant -, les concepteurs de l'appication ont donc effectué une mise à jour pour retrouver grâce auprès d'Apple. Si les conditions d’utilisation n’ont pas été modifiées, autorisant donc toujours en théorie la diffusion de contenus "jugés offensants",  les tags permettant de les retrouver ont été supprimés. La vue qui rassemblait les dernières vidéos ajoutés a également été retirée de l’application.

Ce nouvel épisode illustre parfaitement les difficultés que rencontrent les sites, réseaux sociaux et autres applications pour gérer leurs contenus. Et à travers ces difficultés, le risque de perdre un grand nombre d'utilisateurs après un scandale de grande ampleur, ruinant ainsi un succès accumulé en quelques heures pour Vine, en plusieurs années pour Facebook.

Pas touche aux conditions d'utilisation

En annonçant en décembre dernier des changements dans ses CGU (conditions générales d'utilisation), Instagram avait par exemple provoqué un tollé général. Face à la grogne des utilisateurs, le site avait finalement été contraint de renoncer à cette mise à jour. Mais Instagram n'est pas ressorti indemne de ce scandale. L'application aurait perdu la moitié de ses utilisateurs quotidiens dans la bataille, passés de 16,3 millions le 17 décembre à 7,4 millions en janvier.

Pour la maison-mère d'Instagram, Facebook, les conséquences pourraient être encore plus négatives en cas de "bad buzz". Dans un scénario du pire, le réseau social, qui compte plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde, pourrait par exemple voir son cours de Bourse décrocher en cas de suppressions de comptes massives.

Pour sa dernière modification des conditions d'utilisation -un moment toujours critique pour ces sites puisqu'il relance toujours le débat sur l'utilisation des données privés par les réseaux sociaux - Facebook a ainsi tenté de désamorcer les critiques en soumettant ses nouvelles règles aux votes des utilisateurs.

Le piratage et les débordements, autres risques pour les réseaux sociaux

Le réseau professionnel LinkedIn n'est pas non plus épargné. Le site a été victime d'un piratage de grande ampleur l'année dernière. Un hacker russe aurait ainsi récupéré près de 6,5 millions de mots de passe. Une faille de sécurité à même d'entraîner de nombreuses suppressions de comptes et d'effrayer ceux qui souhaitaient s'en créer un.

Enfin, Twitter pourrait payer les frais des débordements de certains de ses utilisateurs. Sans réel contrôle, le site a connu récemment une vague de tweets antisémites. La justice française a finalement tranché et le site de micro-blogging devra communiquer les données permettant d’identifier les auteurs de tweets racistes. Une mesure à double tranchant. Elle permet certes de limiter le risques de voir apparaître de nouveaux messages antisémites mais restreint la liberté d'expression sur laquelle repose le succès de Twitter.

Julien Bonnet

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle