L'affaire GameStop peut avoir des répercussions durables, selon BNP Paribas

PARIS (Reuters) - La folie qui vient d'entourer GameStop et d'autres titres pourrait avoir des conséquences durables sur les marchés financiers si ce genre de phénomène se reproduisait de façon régulière, dit-on chez BNP Paribas.
Partager
L'affaire GameStop peut avoir des répercussions durables, selon BNP Paribas
La folie qui vient d'entourer GameStop et d'autres titres pourrait avoir des conséquences durables sur les marchés financiers si ce genre de phénomène se reproduisait de façon régulière, dit-on chez BNP Paribas. /Photo prise le 29 janvier 2021/REUTERS/Carlo Allegri

La ruée sur les options d'achat par une communauté d'investisseurs particuliers s'organisant sur des forums spécialisés a fait flamber plusieurs actions sur lesquelles les fonds spéculatifs pariaient à la baisse, contraignant ces derniers à couvrir leurs positions à découvert et à alimenter à leur tour la hausse des titres concernées.

Dans ce cas de figure, les options d'achat sur des actions individuelles sont utilisées comme des billets de loterie, le risque de perte étant compensé par le mince espoir d'un gain considérable, selon William de Vijlder, chef économiste de BNP Paribas.

"Si cet événement reste exceptionnel, il ne devrait pas avoir a priori de conséquences durables", écrit-il dans une note publiée lundi. "En revanche, s'il devient un phénomène récurrent, certains de ses effets pourraient s'inscrire dans la durée."

Les événements des derniers jours ont donné lieu à un effet domino sur le reste du marché, comme en témoigne la hausse de l'indice mesurant la volatilité implicite du S&P-500, souligne l'économiste.

S'ils se répétaient, ils pourraient conduire à une réticence à vendre à découvert, ce qui, selon lui, "réduirait l'efficacité informationnelle des cours des actions".

William de Vijlder fait ainsi référence à une théorie financière selon laquelle plus les vendeurs à découvert sont actifs, plus les cours des actions sont précis.

"Les investisseurs qui sélectionnent les titres devraient également en tenir compte", poursuit l'économiste. "Cela pourrait influencer leur décision d'investir dans les petites ou grandes entreprises, les actions ou les obligations. De même, cela pourrait accroître la prime de risque demandée et influencer le coût du capital des entreprises."

(Patrick Vignal, édité par Marc Angrand)

Sujets associés

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

Vendre la Joconde, chiche !

Vendre la Joconde, chiche !

Dans ce nouveau numéro du podcast Inspiration, Stéphane Distinguin, auteur de "Et si on vendait la Joconde" sorti ce 19 janvier 2022 aux éditions JC Lattés, répond aux questions...

Écouter cet épisode

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Dans le podcast "Inspiration", Julie Manou Mani, journaliste et productrice, répond aux questions de Christophe Bys. Elle revient sur sa reconversion vers le journalisme après des études...

Écouter cet épisode

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

En 2020, année de la crise Covid, la recherche française aura été au centre de toutes les attentions. En cause, l'incapacité de la France à développer son propre vaccin....

Écouter cet épisode

Joindre les deux bouts

Joindre les deux bouts

Dans cet épisode d'Industry Story, Guillaume Dessaix revient sur la grève du Joint Français qui au début des années 70 a enflammé la Bretagne.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Recherche le contact d'un décideur ou d'une entreprise industrielle

LES PETITES

LES PETITES

+ 77 000 Décideurs

Tout voir
Proposé par

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 18/01/2022 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS