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L'Usine de l'Energie

L’affaire Alstom parasite le lancement du nouveau train Régiolis

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

A l’occasion de la présentation du nouveau train Régiolis, l’avenir d’Alstom était sur toutes les lèvres, mais la prudence est de mise. Et le changement de propriétaire pour les TER est proche.

L’affaire Alstom parasite le lancement du nouveau train Régiolis © Alex Bonnemaison

Ce 29 avril, à midi, à la gare Montparnasse, tout le gratin du ferroviaire était là pour présenter le nouveau Régiolis d’Alstom, dont 216 rames ont déjà été commandées par les régions (TER) et l’Etat (TET). Les premières rames circulent déjà en Aquitaine. Au même moment, le gigantesque contrat de l’industriel français avec l’Afrique du sud (près de 4 milliards d’euros) était enfin officialisé. Une bonne nouvelle pour Alstom Transport en cette période de turbulences.

Henri Poupart-Lafarge, le patron d’Alstom Transport, est resté muet sur la question du rachat d’Alstom. Même silence du côté de Guillaume Pepy, le président de la SNCF, qui a tenté de rassurer les régions en rébellion contre l’opérateur. Il assure avoir entendu leurs revendications : "Elles demandent un meilleur service public, mais beaucoup moins cher. Un message reçu cinq sur cinq par la SNCF". De même, il abonde dans leur sens en considérant qu’ "à partir du moment où les régions paient les trains, il est normal qu’elles en soient propriétaires. Il y a une anomalie juridique que l’on peut corriger".

Le secrétaire d’Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, a confirmé que cette anomalie serait bientôt réparée avec la future réforme du ferroviaire et peut-être même avant. Mais les régions sont toujours vent debout contre la future réforme. Elles s’estiment lésées. Alain Rousset, le président de la région Aquitaine et président de l’Association des régions de France (ARF), a prévenu : "Nous déposerons de nombreux amendement quand le projet de loi passera à l’Assemblée."

Maintenir l’emploi et les centres de décision en France

Frédéric Cuvillier était aussi attendu sur le dossier Alstom. Il s’est montré très prudent : "L’Etat est garant de l’excellence française". Alors que la commande publique est essentielle pour le ferroviaire et l’emploi industriel, "il est important de maintenir l’emploi et les centres de décision en France. Nous sommes très attentifs au devenir d’Alstom Transport. Nous voulons créer une vraie filière ferroviaire en France", a ajouté le secrétaire d’Etat. Et d’évoquer le TGV du futur, les commandes des futurs Intercités.

Plus tranchant, Jacques Auxiette, le président de la région des Pays de la Loire et de la Commission transport de l’ARF, s’inquiète du devenir des énergies renouvelables. "Il ne faut pas que la vente d’Alstom mette en danger la filière naissante des éoliennes offshore". L’avenir d’Alstom pourrait avoir une influence sur les prochains appels d’offres et retarder certaines décisions... Pas de quoi rassurer les salariés du groupe, même si chez Alstom Transport, on est certain de pouvoir perdurer sans le reste des activités, et surtout sans Siemens.  

Olivier Cognasse

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