L’aérospatial vous tente… Toulouse Business School est peut-être une option

26 % des diplômés de Toulouse Business School, l’ex école de commerce de la CCI de Toulouse, trouvent leur premier emploi dans l’industrie. Un taux élevé dû principalement à un partenariat fort avec Airbus. Mais pas uniquement.

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L’aérospatial vous tente… Toulouse Business School est peut-être une option

C’est le grand chambardement dans les écoles des chambres de commerce. Changement de statut, rapprochement entre écoles, recherche de financements extérieurs, développement de cursus, ouverture de nouveaux campus à marche plus ou moins forcée… Toulouse Business School (TBS), l’ex ESC Toulouse, n’y échappe pas. Déjà présente à Barcelone et Casablanca, l’école a ouvert un campus à Londres en 2016 et vient d’inaugurer des locaux en propre à Paris, dans le 15e arrondissement, notamment pour des formations MBA destinées aux étudiants étrangers. Depuis quelques semaines, l’école a officiellement le nouveau statut d’Établissement d’Enseignement Supérieur Consulaire (EESC) et s’apprête à ouvrir son capital.

Pour l’instant, pas de fusion en vue avec l’école de commerce de Montpellier. Mais Alain Di Crescenzo, président de la CCI Occitanie et président de TBS, présent à l’inauguration du campus de TBS Paris, a confirmé qu’il avait bien "demandé à ce que les directeurs des deux écoles se rencontrent, non pas pour parler de fusion mais pour regarder ce qu’ils peuvent faire ensemble, notamment en matière d’apprentissage". Très bien, mais ce n’est clairement pas une priorité pour François Bonvalet, directeur de l’école depuis 2014. Plongée dans la redoutable concurrence internationale des business schools, il s’agit maintenant pour TBS de sortir du lot pour attirer les candidats, étrangers notamment, mais aussi les meilleurs professeurs.

L'ami Airbus

Pour les candidats, TBS présente une particularité : 26 % de ses diplômés en formation initiale trouvent un premier emploi dans l’industrie, "alors que le taux est plutôt de 7 à 8 % pour les autres business school", observe François Bonvalet le directeur général de TBS. Bien sûr c’est la proximité de l’école avec l’écosystème aéronautique local qui explique ces résultats. Et Airbus est un des trois partenaires principaux de l’école, aux côtés de Pierre Fabre et de la Société générale. Lors de leur cursus, les étudiants sont très souvent amenés à suivre un stage dans une des sociétés de la filière aéro-spatial, ou à accompagner des porteurs de projets d’entreprises innovantes dans le domaine. De plus Airbus finance une chaire Management aéronautique à l’école, et une autre consacrée au Droit et Management du Secteur Spatial (Sirius), avec Thales Aliena-Space et le Cnes. TBS a également mis en place en 2014 d’un programme Aerospace MBA/Executive General à Bangalore en Inde à la demande d’Airbus. Sans parler du campus de Casablanca, dédié à la formation continue pour former les cadres pour l’industrie aéronautique et automobile locale.

"Dans l’industrie, nos diplômés entrent dans des fonctions de contrôle de gestion, de RH, de marketing et parfois de communication, explique François Bonvalet. Et ils y restent, notamment presqu’ils y a moins de pression d'autres candidats et qu’ils sont mieux payés qu’ailleurs. Un de nos jeunes vient d’être embauché chez Liebherr au salaire de 38000 euros." Selon lui, l’industrie agroalimentaire aussi s’intéresse aux diplômes de TBS. Rien d’étonnant avec le fort ancrage régional de l'école. La moitié des 30 000 alumnis sont d'ailleurs basés en Occitanie. De plus, la chaire développement durable et RSE, financée par ERDF et GRDF ouvre aussi des portes vers le secteur de l’énergie.

Dans la tête des étudiants

Reste à attirer les meilleurs professeurs. Pour ça, TBS mise sur la recherche via ses dix chairs d’entreprises, sur un nouvel intranet sur l’innovation pédagogique ORBIT (organisation resources for brain and innovatrices training) et sur un nouveau laboratoire sur les neurosciences, le Brain Training Center, qui vise à comprendre le fonctionnement du cerveau humain, pour adapter les méthodes pédagogiques et travailler sur l’entrainement et le développement cérébral des étudiants. Une recherche partenariale en neuro-éducation et neuro-management avec l’ISAE, qui travaille déjà sur le fonctionnement du cerveau des pilotes et des contrôleurs aériens, est même en cours. Les premiers résultats seront dévoilés fin 2017. À défaut d’afficher le management d’une industrie 4.0 dans ses priorités pédagogiques, TBS avance vers une l’école 3.0 hyper-personnalisée.

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