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L'aéronautique française a des allures de clown triste

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L'aéronautique française a des allures de clown triste © Dassault Aviation

Derrière l’image flatteuse d’un secteur parmi les plus dynamiques de l’industrie française, l’aéronautique donne à voir un triste visage. La même semaine, les deux géants Airbus et Safran ont été confrontés à des crises majeures. Le paradoxe laisse pantois. Alors même que le secteur connaît un pic d’activité industrielle historique, ses fleurons se prennent les pieds dans le tapis. Du côté de l’avionneur européen, l’accumulation des affaires et les méthodes musclées de Tom Enders auront alimenté les conflits au plus haut sommet du groupe. Et c’est Fabrice Brégier, numéro deux d’Airbus, qui en fera les frais en quittant le navire en février 2018. Pour Safran, l’histoire est différente. Excédée par les multiples retards concernant le développement du Silvercrest, la direction de Dassault Aviation a décidé de résilier le contrat de ce moteur qui devait équiper son nouvel avion d’affaires, le Falcon 5X. Le motoriste, qui peut s’enorgueillir en tandem avec General Electric des succès du CFM56 et du Leap destinés aux A 320 et Boeing 737, a péché par excès de confiance. Et a sous-estimé les difficultés qu’il y avait à concevoir un « petit » moteur. Alors que Dassault va se tourner vers Pratt & Whitney Canada pour son nouveau programme, Safran se retrouve avec un seul client, Cessna, pour son Silvercrest. Le groupe est en mauvaise posture pour mener à bien sa tentative de diversification vers l’aviation d’affaires. Ces dernières années, la crainte des grands dirigeants de l’aéronautique était de voir céder les petits maillons de la chaîne d’approvisionnement. À voir les difficultés industrielles de Safran, celles – en voie de redressement – de Zodiac et la profonde crise de gouvernance d’Airbus, les grands groupes prouvent qu’ils sont plus fragiles qu’il n’y paraît. Leurs concurrents étrangers affichent un large sourire… 

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