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L'Usine Aéro

L'aéronautique et l'auto se calculent à Pau

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Ouvert en février 2010, grâce à un partenariat entre la communauté d’agglomération, Turbomeca et le groupe CS, le Centre de simulation de Pau accueille les programmes de R & D multiphysique de l’aéronautique et de l’automobile.

L'aéronautique et l'auto se calculent à Pau
Le logiciel de simulation numérique développé par LaBS devrait être commercialisé cette année.
© D. R.

Il faut le reconnaître, le Centre de simulation de Pau (CSP) n’a pas rencontré le public prévu. Ouvert en février 2010, grâce à un partenariat entre la communauté d’agglomération, le constructeur de turbines d’hélicoptère Turbomeca et le spécialiste de la simulation CS, ce centre de calcul devait permettre aux PME et PMI de la région d’accéder, à moindre coût et à la demande, à des outils de simulation, inaccessibles normalement pour des entreprises de cette taille. Las, "il n’y a pas eu la demande que l’on imaginait. Et ce n’est pas faute d’avoir prospecté", admet François Roudot, le responsable de l’offre HPC et simulation numérique chez CS, qui pilote le centre.

Le CSP n’est pas resté inutilisé pour autant.À sa naissance, il avait vocation à héberger les travaux de calcul du pôle Aerospace Valley, et en particulier le programme Osmoses, clos en 2011. Ce dernier avait pour but de concevoir une plate-forme collaborative de simulation multiphysique pour l’aéronautique. "Il s’agissait de développer les outils logiciels intermédiaires pour associer différents codes de calculs", explique François Roudot. C’est en partie chose faite, même si Osmoses n’est pas totalement opérationnelle. Pour qu’elle soit réellement accessible à la demande aux entreprises du secteur, un second programme de R & D, Mosart (recalé une fois), est nécessaire. Il devrait être représenté au prochain appel à projets des pôles.

Le CSP a également répondu au besoin de calcul interne de CS et ponctuellement à Turbomeca, lorsque ses calculateurs étaient saturés. Il a surtout servi de support à LaBS, un projet plus viable économiquement et qui va pouvoir être commercialisé. Porté par un consortium d’industriels tiré par Renault, mais où sont aussi présents Airbus, Bombardier ou Alstom, LaBS donne un accès à la demande à des codes de calcul aéro-acoustique, qui intéressent particulièrement l’automobile pour les organes saillants, comme les rétroviseurs, mais aussi internes au véhicule. Démarré en 2009, et à clore en juin 2013, LaBS pourrait avoir une suite, vers d’autres domaines techniques comme l’aérodynamique, les machines tournantes ou le thermique. Le CSP est, en tout cas, prêt à l’accueillir. De 2,5 téraflops de puissance à son lancement, il affiche aujourd’hui plus de 10 téraflops.

Aurélie Barbaux

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