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L'Usine Aéro

L’aéronautique chinoise se voit en haut de l’affiche

Olivier James , , , ,

Publié le

Analyse La Chine a multiplié ces derniers mois les annonces de projets. Nul doute que ses ambitions, à termes, déstabiliseront le duopole aujourd’hui bien établi.

L’aéronautique chinoise se voit en haut de l’affiche © D. R.

Si le secteur aéronautique chinois était un groupe de rock, on serait tenté d'opter pour les Kinks. A l’ombre de deux géants, les Beatles et les Rolling Stones, le groupe pourtant talentueux est toujours resté un cran en dessous, suiviste, copiant tantôt l’un, tantôt l’autre. Alignant les programmes à succès comme naguère les deux mastodontes du rock savaient enchaîner les tubes, Airbus et Boeing étouffent pour le moment toute concurrence. Pour le moment. En quelques mois, la Chine a multiplié les annonces et fait montre d’une ambition indiscutable, longtemps supposée, aujourd’hui affichée.

Rapprochement entre le chinois Comac et le russe UAC pour développer un gros porteur prévu en 2025, création d’un fabricant de moteurs d’avion (AECC), signature d’un accord entre le chinois AICC et l’ukrainien Antonov pour relancer l'Antonov AN-225, investissement monstre de KuangChi – dirigé par Liu Ruopeng, l’Elon Musk chinois – pour développer le tourisme spatial… Quant au monocouloir C919, son premier vol pourrait avoir lieu à la fin de l’année. Fini de jouer en première partie ! L’aéronautique chinoise se voit en groupe de premier plan, capable de renverser les veilles idoles. L’arrogance occidentale tend à sous-estimer les velléités chinoises dans un secteur réputé pour sa complexité, son exigence. A tort.

"L’exemple avec le train à grande vitesse est parlant, rappelle Stéphane Albernhe, président du cabinet de conseil en stratégie Archery Strategy Consulting. Les Chinois ont su transférer les technologies de l'allemand Siemens et du japonais Kawasaki, ils l’ont produit, l’ont fait circuler et le proposent aujourd’hui à l’export, en concurrence direct avec Alstom et Siemens. Ce que la Chine a fait pour le train, elle le fera sans doute à terme pour l’aéronautique et le spatial". Les transferts de technologies aéronautiques sont déjà à l’œuvre, la plupart des grands fournisseurs étant établis en Chine. Le processus prendra du temps, sera jalonné d’erreurs, puis ralenti par les phases de certifications assurées par l'AESA et la FAA, mais nul doute que ce pays y parviendra. D’abord concentré sur le seul mais immense marché chinois, l'aéronautique chinoise entamera ensuite sa tournée mondiale.

Olivier James

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