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L'Usine Aéro

[L’aéro c’est fou] Airseas, spin-off d'Airbus, veut donner des ailes aux cargos

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Le salon aéronautique du Bourget, ce ne sont pas que des avions. Mardi 18 juin, l'entreprise toulousaine Airseas a annoncé un partenariat avec l'armateur japonais Kawasaki Kisen Kaisha (“K” Line). Grâce à ses parafoils géants accrochés aux navires commerciaux, Airseas souhaite réduire les émissions carbone du transport maritime. 

[L’aéro c’est fou] Airseas, spin-off d'Airbus, veut donner des ailes aux cargos
Le parafoil testé par "K" Line aura une superficie de 1000 mètres carrés.
© Airseas

Kérosène pour les avions, fioul lourd pour les cargos. L’industrie aéronautique et le transport maritime ne sont pas vraiment connus pour leur faible empreinte écologique. Le mariage de ces deux secteurs donnerait-il naissance à un monstre ? Issue d’Airbus, l’entreprise toulousaine Airseas veut croire le contraire. Mardi 18 juin, à l’occasion du salon aéronautique du Bourget, elle a annoncé un accord avec l’armateur Kawasaki Kisen Kaisha (“K” Line) dans l’espoir de réduire ses émissions carbone. Explications.

Un accord sur 50 ailes automatiques

Avec Airseas, les porte-conteneurs se mettent au kitesurf. Le spin-off d’Airbus a développé Seawing, une technologie de parafoil automatisée qui tire les navires commerciaux grâce au vent. Les mauvaises langues diront que l’entreprise est à deux doigts d’inventer le bateau à voile. Il s’agit plutôt ici de réduire la consommation de carburant dans les cas où il n’existe pas d’alternative au cargo.

L’accord entre Airseas et “K” Line porte sur une durée de 20 ans. L’innovation sera d’abord testée sur un navire, puis l’entreprise française pourra fournir 50 ailes automatiques à son partenaire japonais. Avec cette solution, l’armateur espère réduire de 20% les émissions de ses bateaux.

Un premier test avec Airbus en 2020

Éminemment poétique, l’idée de porte-conteneurs à voile a séduit plusieurs industriels. Pour expédier ses voitures outre-Atlantique, Renault s’est associé en novembre 2018 avec l’armateur nantais Neoline pour mettre en service deux cargos à propulsion éolienne. En 2018, STX France avait également présenté un concept de paquebot à voiles. Des innovations encore marginales dans le transport maritime mais assez intrigantes dans la mesure où le fioul lourd utilisé par les navires commerciaux est un véritable poison.

Un parafoil de 500 mètres carrés devra être testé fin 2020 sur le navire roulier d’Airbus qui relie Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) à la ville de Mobile en Alabama (États-Unis). La Seawing développée pour “K” Line fera le double d’envergure et sera déployée dès 2021. À terme, dès 2025, Airseas espère livrer des centaines de voiles chaque année.

"L'industrie c'est fou" : n'hésitez pas à envoyer vos suggestions à Simon Chodorge : simon.chodorge@infopro-digital.com

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