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L'Adblue fait son entrée en France

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Avec l'arrivée des normes Euro 4 pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes, l'Adblue, une solution chimique qui réduit les émissions d'oxydes d'azote, débarque en France. Un marché potentiel de 600 000 tonnes.

Shell, BP, Total... les pétroliers se préparent à partir à l'assaut des oxydes d'azote (Nox). Leur arme, l'Adblue, une solution à 32,5 % d'urée dans de l'eau ultrapure, qui réduit ces émissions nocives. Car ces Nox seront bientôt sous contrôle. Au moins à la sortie des pots d'échappement des véhicules de plus de 3,5 tonnes et des bus et autocars immatriculés après le 1er octobre 2006. La norme Euro 4, qui entrera alors en vigueur, impose notamment une réduction de 30 % de ces émissions par rapport à Euro 3. Et à partir du 1er octobre 2009, avec l'entrée en vigueur d'Euro 5, ce sera 60 % de Nox en moins qu'il faudra émettre.

Pour anticiper ces exigences, 80 % des constructeurs européens de camions et d'autobus utiliseront la « réduction catalytique sélective », le procédé SCR, qui réduit 85 % des Nox en vapeur d'eau et en azote. Mercedes équipe déjà les pots d'échappement de ses véhicules avec ce système, qui fonctionne dans tous les moteurs et avec les différents grades de gazole.

Seule contrainte : l'ajout d'Adblue, - une marque déposée par les constructeurs allemands - indispensable au bon fonctionnement du système catalytique, et vendue entre 0,5 et 0,7 euro le litre. Le marché, balbutiant en France, pourrait atteindre 600 000 tonnes en 2012, quand tous les véhicules répondront aux normes Euro 4 et Euro 5. Pétroliers et chimistes prennent déjà position. En février, BP a conclu un contrat d'approvisionnement auprès de Yara, le numéro 1 européen de la production d'urée, qui doit démarrer la construction de sa première usine française d'Adblue cette année. Quant à Shell, il a passé, le 13 mars, un partenariat avec Dureal, filiale du distributeur Univar, pour livrer l'Adblue en Europe aux transporteurs disposant de leurs propres pompes de distribution.

Total, lui, fait fabriquer l'urée en interne, chez Grande-Paroisse, et possède un point de vente près de Lyon pour ravitailler les camions allemands qui roulent déjà à l'Adblue. L'enjeu est double : non seulement le pétrolier s'installe sur ce segment, mais il garantit aussi des débouchés à Grande-Paroisse, sa filiale fertilisants. Le chimiste, qui vient de cesser la production des engrais azotés composés, mise sur ce marché pour survivre et se développer.

Une logistique dédiée

Ces majors ont aussi un challenger : Greenchem, un fournisseur indépendant qui s'approvisionne auprès du chimiste Dynea et vend déjà 2 millions de litres en Allemagne, a installé sa première station automatisée à Calais le 30 janvier dernier. Un peu tôt ? Non. Environ 10 000 camions munis de SCR circulent déjà sur les routes internationales. Et ce chiffre risque de croître considérablement, selon Dureal.

Instable et corrosif, ce produit impose des moyens de distribution spécifiques et requiert, notamment, l'utilisation de citernes en Inox. Un équipement pour lequel Greenchem a déjà passé des appels d'offre, auxquels ont répondu Geodis et Norbert Dentressangle.

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