L'accord sur le projet nucléaire Hinkley Point est signé

LONDRES (Reuters) - La Grande-Bretagne, la France et la Chine ont signé jeudi le contrat de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l'Angleterre, un projet de 18 milliards de livres (environ 21 milliards d'euros) qui a donné lieu à des mois de négociations parfois tendues.

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L'accord sur le projet nucléaire Hinkley Point est signé
La Grande-Bretagne, la France et la Chine ont signé jeudi le contrat de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l'Angleterre, un projet de 18 milliards de livres (environ 21 milliards d'euros) qui a donné lieu à des mois de négociations parfois tendues. Le contrat a été paraphé lors d'une cérémonie à laquelle assistaient le ministre britannique des Entreprises, Greg Clark (à droite), le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, et le directeur de l'Administration nucléaire nationale chinoise, Nur Bekri. /Photo prise le 29 septembre 2016/REUTERS/Peter Nicholls

Les journalistes n'avaient pas été invités à assister à l'événement mais une source proche du dossier a rapporté que le contrat avait été paraphé lors d'une cérémonie à laquelle assistaient le ministre britannique des Entreprises, Greg Clark, le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, et le directeur de l'Administration nucléaire nationale chinoise, Nur Bekri.

La Première ministre britannique, Theresa May, avait donné son aval au projet le 15 septembre en y incluant des dispositions lui permettant d'intervenir en cas de vente de la participation de contrôle d'EDF.

EDF détiendra en effet 66,5% du projet tandis que le chinois CGN investira six milliards de livres pour en acquérir 33,5%.

"Nous sommes très heureux de cette signature définitive. Je suis conscient du fait que c'était une longue phase de préparation mais je suis persuadé qu'on sait démontrer qu'une fois les objectifs fixés, nous pouvons les tenir", a déclaré Jean-Bernard Lévy, le PDG d'EDF.

Jean-Marc Ayrault a quant à lui parlé d'un "bon accord" à l'issue d'un entretien avec son homologue Boris Johnson.

"Je sais qu'il soulève des questions et des interrogations, notamment en France, mais il représente aussi une opportunité pour l'avenir de toute une filière", a-t-il ajouté.

Une partie des syndicats d'EDF avaient demandé le report du projet Hinkley Point en estimant qu'il mettait en péril les finances de l'entreprise. La décision d'investissement du groupe public fait l'objet d'une procédure judiciaire engagée par cinq administrateurs salariés.

Les nouvelles conditions exigées par le gouvernement britannique lui permettront notamment d'intervenir en cas de vente de la participation de contrôle d'EDF.

Mardi, EDF a souligné que son conseil d'administration avait autorisé Jean-Bernard Lévy "à formaliser vis-à-vis du gouvernement britannique l’engagement de ne pas céder le contrôle de (la société dirigeant le projet Hinkley Point) pendant la période de construction sans l'accord du gouvernement britannique".

(Karolin Schaps et Estelle Shirbon, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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