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L'abattoir de Rethel repris : 42 postes sauvegardés

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Comme prévu, le tribunal de commerce de Sedan (Ardennes) qui avait mis sa décision en délibéré a validé le 11 septembre le plan de cession de l'abattoir de Rethel (Ardennes), désormais placé sous la coupe de la société financière Himmesoede.

L'abattoir de Rethel repris : 42 postes sauvegardés © 4028mdk09 - c.c

Fragilisée depuis 2011 par la concurrence des centrales d'achat, une diminution des cheptels, un impayé de la société haut-marnaise Seb-Cerf, une flambée des charges et une masse salariale trop importante par rapport à sa structure, la Société du bétail et des viandes du Rethélois pourra au grand soulagement de 200 éleveurs ardennais, marnais, axonnais et meusiens poursuivre son activité.

L'entreprise est passée le 11 septembre dans le giron de la société financière Himmesoede. C'était la seule offre de reprise parvenue au greffe de la juridiction consulaire depuis la mise en redressement judiciaire prononcée envers la So.Be.Vi.R le 10 juillet 2013. Connu dans le monde de la distribution, Pascal Himmesoede qui avait dirigé l'atelier de découpe Haute-Savoie Viande à Sallanches pendant plusieurs années reprend donc la PME ardennaise pour l'euro symbolique.

Au terme de cette tractation, 42 postes ont finalement été sauvés et 12 ont disparu. Notamment dans les ateliers d'abattage et de découpe mais aussi des emplois liés à l'administration, au transport, à la maintenance et à l'entretien. L'ancien PDG, Yannick Goury, devient par ailleurs le directeur commercial de la nouvelle société qui entend rester un maillon important de la filière agroalimentaire du circuit court.

Des aides publiques

Mais le tribunal a souhaité que le nouveau propriétaire fasse un effort en sauvant quelques emplois supplémentaires. Ce qui fera l'objet d'une nouvelle et prochaine audience. "Si le feu vert a été donné à l'investisseur pour le fonds de commerce, le matériel et l'immobilier, il devra peut-être réajuster les effectifs. On espère donc amoindrir la note sociale en sauvant certains postes menacés", a déclaré le représentant des salariés, Olivier Barrère, après avoir pris connaissance de la décision de la juridiction consulaire. De son côté, l'acquéreur n'a pas souhaité répondre à chaud.

Avant de connaître ses déboires actuels, la So.Be.Vi.R. abattait 5 800 tonnes de bœufs, porcs et agneaux et réalisait un chiffre d'affaires annuel de 20 millions d'euros. Après une avance initiale de 500 000 euros destinée à alimenter le fonds de roulement nécessaire à améliorer la trésorerie, le repreneur haut-savoyard prévoit d'investir 1,2 million d'euros d'ici 2017 pour remettre en ordre de marche un outil de travail qui gardera la vocation qui est la sienne depuis 1968 : la transformation, la conservation et le négoce de viandes de boucherie.

Les collectivités locales (Région et Département) en versant 250 000 euros d'aides et par un prêt à taux zéro sur une somme de 300 000 euros ont contribué au maintien de cette activité.

Pascal Remy

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