Quotidien des Usines

L'abattoir de Rethel mis en redressement judiciaire

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Le tribunal de commerce de Sedan (Ardennes) a ouvert une procédure de redressement judiciaire concernant la Société du Bétail et des Viandes du Rethélois (Sobevir). Elle emploie 42 salariés pour l'exploitation de l'abattoir de Rethel (Ardennes) et la transformation, la conservation et le négoce de la viande de cochons, moutons et vaches.

L'abattoir de Rethel mis en redressement judiciaire © Pascal Guittet

La Société du bétail et des viandes du rethélois (Sobevir) a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Sedan (Ardennes). Elle emploie 42 personnes dans l’abattoir de Rethel (Ardennes), depuis sa reprise pour trois euros symboliques en septembre 2013. Malgré les 800 000 euros d’investissements consacrés par le repreneur Pascal Himmessoete à la réalisation d’une chaîne d'abattage des porcs et à la modernisation des quais ainsi qu’une une réduction notoire des frais fixes, cet équipement vétuste a eu du mal à reprendre du poil de la bête. 

D’autant qu'en avril 2016, un rapport d’inspection des services de l’Etat avait pointé du doigt des non-conformités majeures nécessitant l’obligation d’injecter près de 400 000 euros pour se mettre en règle. Difficile dans ces conditions de sortir la tête de l’eau, à tel point que Pascal Himmessoete avait fait savoir, il y a quelques mois, sa décision de cesser ses activités et de céder cette entreprise.

Le placement en redressement judiciaire n’a donc surpris personne. Reste qu’une cinquantaine de clients de l’abattoir multi-espèces (éleveurs, bouchers et chevilles) entendent tout faire pour sauver un outil de travail vital pour eux. Ils se pourraient donc qu’ils se regroupent pour élaborer un projet de reprise qui pourrait aussi intégrer la communauté de communes du Pays Rethélois. Afin de faciliter la pérennité de cette filière agricole qui induit 250 à 300 emplois, la collectivité locale a opté pour une participation financière de 300 000 euros dans l’éventuelle acquisition des murs et parcelles de l’abattoir.

"Ce projet sur lequel nous travaillons depuis un an me paraît jouable et viable, explique Sébastien Loriette, le directeur de la chambre départementale d’agriculture. On va essayer durant les prochaines semaines de mettre en place une solution amiable et acceptable pour cette filière et les emplois. Et de finaliser au mieux ce dossier pour pouvoir sauvegarder ce service de proximité."

Pascal Rémy

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