Quotidien des Usines

L'abattoir de Rethel en redressement judiciaire

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Placé le 20 juin 2013 en procédure de sauvegarde, la Société du bétail et des viandes du rethélois (Sobevir), située à Rethel (Ardennes), vient d'être mise en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Sedan. Elle attend une offre de reprise.

L'abattoir de Rethel en redressement judiciaire © 4028mdk09 - c.c

La nouvelle a secoué le milieu agricole ardennais. La Société du bétail et des viandes du Rethélois, située à Rethel (Ardennes) plus connue sous le diminutif de Sobevir a dû déposer le bilan suite à des difficultés de trésorerie. Elle n'a pas pu éviter le redressement judiciaire.

"Les marges ont beaucoup baissé alors que les charges, elles, flambent, constate Yannick Goury, à la tête depuis 1987 de cette société qui emploie encore 57 salariés dans la transformation, la conservation et le négoce des viandes de boucherie. Nous avons aussi déploré une baisse des abattages liée à la diminution des cheptels. En plus, on subit de plein fouet la concurrence que nous livrent certaines enseignes en créant leur propre abattoir et centrale d'achat."

Contraint par ailleurs de devoir investir 700 000 euros dans la mise aux normes d'un abattoir, créé en 1978, le président de la Sobevir sait désormais que son salut passe par l'arrivée d'un nouvel investisseur.

Une filière traumatisée

C'est la seule issue possible pour éviter la disparition de ce maillon important de la filière du circuit court dans les Ardennes. La Sobevir abat annuellement 5 800 tonnes de bœufs, porcs et agneaux et réalise un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros.

Parfaitement conscient de l'importance de cet équipement pour le milieu agricole et réactif sur ce sujet sensible, le Préfet des Ardennes, Pierre N'Gahane, a récemment organisé une table ronde sur le sujet en présence du secrétaire de cabinet du ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, et commencé à envisager les mesures d'accompagnement à mettre en place pour faciliter la venue d'un repreneur.

L'Etat, les trois chambres consulaires, la Région et le Département se disent prêts à se mobiliser et à agir pour assurer la pérennité de cet outil de proximité. Il est vital pour 250 éleveurs des Ardennes, de la Marne, de la Meuse et de l'Aisne, ainsi que pour les bouchers, restaurateurs et la grande distribution.

Cette entreprise fondée en 1968, qui avait déjà licencié sept salariés en septembre 2012, est dans l’attente de repreneurs éventuels.

Pascal REMY

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