L’A380 et l’A400M obligent Airbus à supprimer des postes

Les représentants de la direction d’Airbus se réuniront mercredi 7 mars avec le conseil d’entreprise européen pour définir l’impact social des réductions de cadences de ces deux programmes.

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L’A380 et l’A400M obligent Airbus à supprimer des postes
Les cadences de productions des Airbus A380 et A400M sont revues à la baisse.

Si le secteur aéronautique se porte bien, certains programmes piquent du nez. C’est le cas de l’Airbus A380 et de l’avion de transport militaire A400M, dont les cadences de production diminuent. Conséquence ? Airbus envisage de supprimer des postes liés à la production de ces deux appareils. Les représentants de la direction d’Airbus se réuniront mercredi 7 mars 2018 avec le Conseil d’entreprise européen. L’avionneur compte "expliquer les réductions de cadence précédemment annoncées pour les programmes A380 et A400M et aborder leurs impacts sur les effectifs", annonce-t-il dans un communiqué en date du lundi 5 mars.

Airbus a réagi à un article du magazine Challenges publié sur son site vendredi 2 mars : l’avionneur, qui emploie environ 129 000 personnes, aurait préparé un plan qui concernerait 3 600 postes au total, comprenant des transferts et des suppressions. "Airbus déplore sincèrement que des fuites dans les médias, à l’origine d’une couverture médiatique excessive des suppressions d’emplois supposées dans ses quatre pays fondateurs, aient perturbé la procédure actuelle", a estimé le groupe lundi matin. L’empreinte industrielle de l’A380 et de l’A400M est répartie en France (Toulouse, Nantes et Saint-Nazaire) mais aussi en Allemagne (Brême, Augsbourg, Hambourg et Stade), en Espagne (Séville) et au Royaume-Uni (Filton).

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L'emploi intérimaire touché

Est-ce réellement une surprise ? Non, mais le chiffre de 3 600 postes n’avait pas été communiqué auparavant. Reste que la nécessité pour Airbus d’aménager les conditions de production de ces deux programmes n’est pas nouvelle. Airbus a livré 28 A380 en 2016, 15 en 2017 et compte en livrer 12 en 2018. L’avionneur a même évoqué la possibilité de n’en produire que 6 par an à partir de 2020 en cas de morosité commerciale persistante. Malgré la commande d’Emirates en début d’année pour 20 nouveaux appareils, Airbus a engagé depuis plusieurs mois un travail visant à réduire le coût de production de cet appareil : réduction de postes, transfert de postes vers d’autres programmes tels que l’A320 et l’A350, diminution des surfaces nécessaires à la fabrication, multiplication des postes multi taches…

L’arrêt du programme pourrait menacer environ 10 000 emplois en Europe". Quant à l’A400M, la production est passée de 19 A400M assemblés en 2017 à 15 en 2018 et 11 en 2019. Reste que les sites français devraient être bien moins touchés : comme cela a été confirmé par un porte-parole, la diversification des sites français permet plus facilement les transferts de postes vers d’autres programmes.

Risque-t-on de s’orienter vers des licenciements secs ? "Airbus s’engage à gérer toute implication sociale de manière responsable, a tenu à préciser le groupe dans son communiqué. Par le passé, l’entreprise a démontré à plusieurs reprises sa capacité à trouver les meilleures solutions possibles pour ses employés". Qu’il s’agisse des plans de restructurations Power 8 puis Gemini, Airbus n’a pas procédé à des licenciements secs, mais a privilégié les départs volontaires et les départs à la retraite. Selon un porte-parole, le plan de 3 600 postes devrait aussi toucher l’emploi intérimaire.

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