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L’A350 bien secoué avant de voler

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Quelques semaines avant son premier vol, à la veille du salon du Bourget, le nouvel Airbus a subi une campagne intensive d’essais de vibrations au sol, menée par l’Onera avec leurs collègues allemands de la DLR. 550 capteurs ont permis d’ausculter l’avion avant de le déclarer bon pour le service.

L’A350 bien secoué avant de voler © Airbus

Durant 9 jours, à raison de 16 heures par jour (2 équipes), le premier A350 a été soumis à de multiples vibrations, et ses réactions enregistrées afin d’évaluer le comportement intrinsèque de la structure del’avion.

Ces essais, où tout était organisé pour faire au plus vite, sont le fruit de mois de préparations. Et finalement, une vingtaine de personnes ont passé 5 jours à installer les 550 accéléromètres collés sur les ailes, la carlingue, le cockpit… afin de mesurer le comportement de l’avion quand il subit des vibrations.

Les vibrations, au sol, étaient réalisées par des "excitateurs électrodynamiques", soit d’énormes bobines  de 60 à 160 kilos, qui transforment l’électricité en énergie mécanique appliquée sur l’avion.

Les données mesurées, transmises quasiment en direct à Airbus, à Brème (Allemagne), ont permis de déclarer l’appareil bon pour l’envol, mais sont aussi utilisées par l’avionneur pour recaler ses modèles numériques de l’avion.

Thierry Lucas

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