L'euro fort pèsera à nouveau en 2014 sur Schneider Electric

par Gilles Guillaume

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PARIS (Reuters) - Schneider Electric a annoncé jeudi que les effets de change négatifs continueraient de peser sur sa croissance et sa marge d'exploitation en 2014, mais a fait état d'un bénéfice net en hausse en 2013 et proposé un dividende stable au titre de l'année écoulée.

Le numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tension a vu l'an dernier son chiffre d'affaires reculer de 2% à 23,55 milliards d'euros et sa marge d'Ebita (bénéfice avant impôts, intérêts et amortissement) ajusté baisser de 0,2 point de pourcentage à 14,5%.

La hausse de l'euro, notamment face au dollar américain, au dollar australien, à la roupie indienne et au real brésilien, a amputé le chiffre d'affaires de 879 millions d'euros, la croissance de ses ventes de 3,7 points de pourcentage et sa marge de 42 points de base.

"Sur la base des cours actuels de devises (...) on est sur un impact devises très comparable en 2014 à ce qu'on a connu en 2013, à la fois au niveau du chiffre d'affaires et au niveau de la marge", a déclaré Emmanuel Babeau, directeur financier de Schneider, dans une interview téléphonique.

Le groupe, qui visait jusqu'ici une marge stable à légèrement en hausse sur 2013, avait prévenu fin octobre que cet objectif devait désormais s'entendre hors effet de change. En données organiques, la marge d'Ebita ajusté ressort en augmentation de 0,3 point.

Pour 2014, Schneider vise une hausse de 0,4-0,8 point de sa marge d'Ebita, hors devises dont l'impact devrait se faire sentir surtout au premier semestre. Le groupe précise que cette amélioration se comparera à un niveau proforma de 14% après intégration du britannique Invensys.

Afin de compenser les effets de change, Schneider entend poursuivre le rééquilibrage de ses activités en faveur de pays à bas coûts et l'amélioration de sa productivité industrielle. Le groupe, qui tient également ce jour une journée investisseurs, vise une hausse "significative" du retour sur capitaux employés (ROCE) au cours des deux à trois prochaines années, sur la base d'un niveau de 11% après intégration d'Invensys.

Schneider table aussi sur une croissance organique à un chiffre de son chiffre d'affaires grâce à la poursuite de la croissance du marché résidentiel en Amérique du Nord, des investissements en infrastructures et centres de données en Chine et aux signes de stabilisation de l'activité en Europe.

Au quatrième trimestre, la France est toutefois restée "morose", tandis que le Royaume-Uni voit une reprise du marché industriel, a précisé le groupe dans un communiqué.

L'an dernier, Schneider a dégagé un bénéfice net, part du groupe, de 1,9 milliard d'euros, en croissance de 4%, et propose de verser un dividende de 1,87 euro par action, au même niveau que l'exercice précédent.

Gilles Guillaume et Natalie Huet, édité par Jean-Michel Bélot

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