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"Kompany donne une nouvelle dimension à l’industrie, via Facebook"

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Entretien Facebook, tout le monde connaît. Le monde de l’entreprise, un peu moins. Pour familiariser le plus grand nombre aux concepts de l’industrie, OUAT Entertainment lance Kompany, un jeu social. Sébastien Doumic, co-fondateur de l’entreprise, décrit ce nouveau jeu à L’Usine Nouvelle.

Kompany donne une nouvelle dimension à l’industrie, via Facebook © OUAT Entertainment

L'Usine Nouvelle - Quel est l’objectif de Kompany ?
Sébastien Doumic - L’idée est de transmettre la culture de l’entreprise à des personnes qui n’y connaissent rien. Le joueur va apprendre sans s’en rendre compte, en jouant. Il va acquérir une meilleure compréhension du vocabulaire, mais aussi des systèmes de fonctionnement de l’entreprise. C’est un vrai jeu avec un contenu pédagogique.

Pourquoi avoir choisi l’univers de l’industrie ?
C’est le secteur qui présente le cycle le plus complet de fonctionnement. Il existe déjà des jeux décrivant les process de fonctionnement dans un café ou une boulangerie. Mais dans l’industrie, les mécanismes sont plus nombreux, les procédures plus complexes.  Avec notre partenaire, l’Education nationale, nous avons aussi cherché à donner une nouvelle dimension au monde de l’industrie, qui n’est pas très bien compris.

OUAT Entertainment
- Existe depuis 13 ans dans le domaine des jeux
- Présent depuis 4 ans sur les jeux en ligne
- Présent depuis 2,5 ans sur les jeux sociaux
- Dix personnes sur ce projet
- CA de 1,5 million d’euros
 

Comment avez-vous eu l’idée d’un tel concept ?
Un inspecteur d’académie est venu nous voir en nous disant qu’il y avait quelque chose à faire autour du fonctionnement d’une entreprise. En tant qu’entrepreneur, et créateur d’entreprise, nous avons été sensibles au sujet et nous avons alors tous mené une réflexion autour d’un jeu social.

Quelle est la particularité de votre concept ?
Nous cherchons à faire passer quelque 200 mots de vocabulaire de l’entreprise, ainsi que les grands flux matériels ou non. Au final, le joueur joue et apprend ainsi tous les grands mécanismes de l’entreprise, de la signification du client aux étapes de fabrication jusqu’à la mise en vente du produit.

Sur le plan de notre groupe, nous avons lancé un business model innovant sur Facebook. En effet, pour la première fois dans le monde, le jeu n’est pas dédié à une marque et est presqu’entièrement gratuit pour l’internaute, car ce sont essentiellement nos partenaires qui le financent (à 80%) et y jouent leur rôle. Ce système est à l’inverse de l’essentiel des jeux sociaux, pour lesquels ce sont les joueurs qui achètent des items à 80% et la publicité finance les 20% restants. Ce système est finalement gagnant pour trois entités : pour notre groupe, pour les partenaires et pour le joueur qui ne paye pas.

Comment se déroule le jeu concrètement ?
Le joueur peut choisir le produit qu’il veut concevoir mais pour ce qu’il y ait des processus, cela reste assez simple. Ensuite, le joueur a des objectifs à remplir, comme créer un nouveau service ou faire grossir la taille de l’entreprise. Pour chaque nouvelle étape, il va rencontrer virtuellement des interlocuteurs qu’il pourrait fréquenter dans la réalité, comme un banquier, un avocat ou un autre chef d’entreprise. Il va devoir négocier, discuter avec ces interlocuteurs.

Et quels sont ces interlocuteurs ?
Ce sont essentiellement nos partenaires. EDF par exemple a signé avec nous il y a un an. Cette expérience lui permet d’une part de se faire connaître d’un nouveau public et de parler de la richesse de ses métiers, de l’expert au technicien. Le groupe joue son propre rôle en fournissant de l’électricité au joueur pour faire grandir son entreprise. Microsoft et Mazda font aussi partie de nos 6 partenaires. Nous devrions en avoir deux autres bientôt.

Les interlocuteurs peuvent aussi être des amis dans la réalité. Le joueur peut aller visiter l’entreprise d’un de ses amis et cela pourra lui donner de nouveaux objectifs ou nouvelles idées.

Quelle est la cible de ce jeu ?
Essentiellement des personnes entre 15 et 35 ans, mais avec un cœur de cible de 20 à 30 ans.  Notre objectif serait d’atteindre 1 million de joueurs en année pleine. Depuis le lancement le 1er avril, nous en avons déjà 4500. Facebook nous donne un énorme potentiel pour atteindre ces chiffres, simplement parce qu’une personne sur deux sur ce réseau joue.

Le jeu est-il amené à évoluer ?
Il évolue tous les jours. Nous lançons de nouvelles missions tous les jours. Le jeu suit l’actualité aussi, notamment celle de nos partenaires. Par exemple, EDF sponsor des Jeux olympiques, peut mener des actions ou faire gagner des places via notre jeu. Nous nous interdisons toute promotion pour un produit.

Kompany a-t-il une fin ? Un dépôt de bilan est-il possible ?
Il n’y a pas de fin dramatique. Au pire, l’entreprise stagne si on la laisse sans activité plusieurs jours. Mais non, il n’y a pas de dépôt de bilan possible. La seule fin possible serait d’avoir réalisé toutes les missions. Sauf que nous en lançons tous les jours. Reste que la durée de vie moyenne d’un jeu social est d’environ 18 mois à deux ans.

 

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