Economie

KME va fermer son usine de Fromelennes et supprimer 280 emplois

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Faute d'avoir pu négocier une cession totale ou partielle du site, le groupe italien KME, spécialisé dans la fabrication de produits en cuivre et alliages de cuivre, a décidé de fermer son usine de Fromelennes où 280 salariés vont se retrouver sur le carreau.

KME va fermer son usine de Fromelennes et supprimer 280 emplois © KME

Le 23 juin, Dominique Dexant, nouveau PDG de la société KME France SAS et chargé à ce titre d'un plan de réorganisation des usines hexagonales, a annoncé aux élus locaux puis aux délégués syndicaux qu'une procédure de fermeture du site de production KME de Fromelennes (Ardennes), spécialisée dans la fabrication de tubes de cuivre pour l'industrie et le bâtiment, était mise en œuvre. Le site KME de Fromelennes compte un effectif de 280 salariés.

Le plan social sera détaillé le 7 juillet au siège social de Courbevoie (Hauts-de-Seine) lors d'un comité central d'entreprise extraordinaire.

Chute importante de la production

L'usine KME de Fromelennes (ex-Tréfimétaux) était en sursis depuis 2011 à cause d'une chute importante de ses volumes de production (de 28 000 à 17 000 tonnes de tubes).

La chute du marché du cuivre, la baisse récurrente des prix de vente, la concurrence de plus en plus vive des produits de substitution (géothermie, composites et plastiques), la crise du secteur du bâtiment, le gonflement important des stocks et la perte d'un marché anglais ont tour à tour remis en cause sa pérennité.

Et, en dépit des efforts prodigués par le personnel pour s'adapter à la baisse de la charge de travail (réorganisation en 2X8), ce poumon économique et historique de la Pointe des Ardennes dont l'existence remonte à 1817 et qui a employé jusqu'à 1 100 salariés va donc disparaître. L'arrêt de la production est d'ores et déjà programmé pour le premier trimestre 2016.

Le siège social de Courbevoie pourrait lui aussi être touché par la suppression des quelques emplois directement rattachés à l'activité ardennaise.

Par contre, les 900 salariés de Niedrebrück (Haut-Rhin), Boisthorel (Orne) et Devecey (Doubs) ne sont pas concernés par cette restructuration.

Pascal Remy

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