Kit de survie à un entretien d’embauche (ou de stage) chez Gemalto

Gemalto est le numéro un mondial de la carte à puce et l’un des leaders mondiaux de la sécurité numérique. Ses produits et services servent à assurer et gérer la sécurité dans des applications comme les mobiles, les paiements, les documents d’identité, les objets connectés ou le cloud en entreprises. Le groupe a embauché 2300 personnes en 2016 et compte en recruter autant en 2017, dont une centaine en France.

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Kit de survie à un entretien d’embauche (ou de stage) chez Gemalto

Attention, attention, à l’heure où les entreprises cultivent leur marque employeur pour séduire les meilleurs profils (cf. la page Careers de Gemalto), les informations qui circulent sur l’entreprise de vos rêves sont souvent incomplètes, voire fausses. Pour montrer lors de vos échanges avec l’entreprise, qu’on ne vous la fait pas, voilà cinq informations clés qu’il vaut mieux avoir en tête.

Les vraies data

2006, création de Gemalto par fusion de Gemplus et Axalto

3,1 milliards d’euros, le chiffre d’affaires en 2016

15 000 collaborateurs dans le monde de 119 nationalités, dont 3000 en France

48, nombre de pays où le groupe est implanté

94 brevets déposés en 2016

La petite histoire

Gemalto se présente comme l’un des leaders mondiaux de la sécurité numérique. Cela ne l’a pas empêché d’être victime en 2015 d’une cyberattaque conjointe de la NSA, l’agence nationale de sécurité américaine, et son équivalent britannique, le GCHQ. Cette opération s’est traduite par un piratage massif de clés de chiffrement, qui sécurisent les communications d’opérateurs mobiles avec les cartes SIM de leurs clients. L’incident semble toutefois n’avoir eu d’impact ni sur les finances de l’entreprise ni sur sa crédibilité sur le marché.

L’idée fausse

Malgré sa transformation au cours des dix dernières années, Gemalto continue à être perçu comme un fournisseur de cartes à puce, essentiellement sous la forme de cartes SIM pour mobiles et de cartes bancaires pour les paiements. La réalité est plus complexe. Le groupe se présente aujourd’hui plutôt comme un éditeur de logiciels de sécurité embarqués dans les terminaux (mobiles, cartes de paiements, titres électroniques de transport, badges de contrôle d’accès…). Il édite également des logiciels de back-office qu’il fournit comme solutions clés en main ou services cloud à ses clients (opérateurs mobiles, banques, gouvernements…) pour l’authentification et la gestion de leurs utilisateurs. Cette activité en plein boom représente 33% du chiffre d’affaires en 2016, contre 19% en 2013.

Le point noir

Gemalto est confronté à la crise du marché des cartes SIM. Cette activité accuse un plongeon de 19% en 2016. Il y a aussi la menace « e-SIM », cette fonction universelle d’identification d’abonné au mobile embarquée par le constructeur du terminal, et non fournie par l’opérateur mobile comme c’est cas aujourd’hui pour la carte SIM traditionnelle. Le groupe compte se rattraper en développant et fournissant aux opérateurs télécoms des solutions clés en main d’activation à distance de l’e-SIM.

L’info joker

Gemalto a raté le rachat de Morpho, la division sécurité de Safran, au profit de son concurrent Oberthur Technologies et son détenteur, le fonds d’investissement Advent International. Mais il reprend à Morpho le marché des Paraphes, ces systèmes de contrôle automatique aux frontières installés dans différents aéroports en France.

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