Kit de survie à un entretien d’embauche (ou de stage) chez Airbus

Airbus, c’est l’une des entreprises qui squatte les palmarès des entreprises préférées des jeunes. Pour faire face aux montées en cadences de production et aux départs en retraite, Airbus va recruter plusieurs centaines de personnes en 2017. Pour sortir votre candidature du lot et arriver serein(e) à l’entretien, voilà les 5 informations indispensables à maîtriser.

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Kit de survie à un entretien d’embauche (ou de stage) chez Airbus

Attention, attention, à l’heure où les entreprises cultivent leur marque employeur pour séduire les meilleurs profils (cf. la page People and Careers d'Airbus Group), les informations qui circulent sur l’entreprise de vos rêves sont souvent incomplètes, voire fausses. Pour montrer lors de vos échanges avec l’entreprise, qu’on ne vous la fait pas, voilà cinq informations clés qu’il vaut mieux avoir en tête.

Les vraies data

2000, tout rond, c’est l’année de la création du groupe Airbus, sous le nom d’EADS. Il est issu de la fusion de l’allemand DaimlerChrysler Aerospace, du français Aerospatiale-Matra et de l’espagnol Construcciones Aeronauticas (CASA).

137 000 collaborateurs en 2015, un chiffre inférieur au pic atteint en 2013 (144 000)

1 006 000 000 000 d’euros, autrement dit 1 006 milliards, c’est le montant zlatanesque du carnet de commandes du groupe annoncé début 2016

71%, la part de la branche commerciale (les avions de ligne) dans le chiffre d’affaires (64,5 milliards d’euros en 2015)

La petite histoire

Tom Enders, le patron du groupe, a rebaptisé EADS (European Aeronautic Defence and Space company) en Airbus Group début 2014, puis en Airbus tout court depuis le début de l’année 2017. Il faut dire que c’est le nom d’Airbus (le « bus des airs ») qui s’est imposé dans le monde entier.

La prononciation d’EADS – un mot qui ne signifie rien en lui-même contrairement à Thales ou Safran – relevait du casse-tête à l’étranger, en particulier pour les anglo-saxons : EADS, peut se prononcer « eeds » (qui ne veut rien dire), voire « aids » (sida en français, bof).

Tom Enders a in fine décliné la prestigieuse marque « Airbus » aux trois activités du groupe : Airbus Commercial Aircraft (ex Airbus), Airbus Helicopters et Airbus Defence and Space.

L’idée fausse

Sans grand nouveau programme pour les dix années à venir, Airbus n’a d’yeux que pour les ingénieurs de production sortis des écoles spécialisées en aéronautique. Erreur !

Le groupe fonce dans le numérique. Création d’un centre de recherche en pleine Silicon Valley, nomination d’un patron de l’innovation issu de Google (Paul Eremenko), projets avancés de voitures volantes (Vahana, CityAirbus)…

Ce n’est pas tout. Alors que les services ne représentent encore que 5% de son chiffre d’affaires, Airbus tente de se positionner davantage dans ce segment très rentable, par exemple dans la gestion du trafic aérien et l’utilisation du big data pour la maintenance prédictive.

Le point noir

Airbus opère un virage historique lié à la réorganisation menée par le big boss, Tom Enders : issu d’un assemblage d’entreprises de nationalités différentes fortement liées à des Etats, le groupe aspire à devenir une entreprise comme les autres. Autrement dit avec une gouvernance simplifiée et un bon niveau de rentabilité.

Parmi les conséquences de la réorganisaiotn, la suppression de 1 164 postes en Europe et la fermeture du site de Suresnes (Hauts-de-Seine) annoncée en novembre dernier.

Autre zone d’ombre : en raison d’une chute importante de son activité, Airbus Helicopters fait pâle figure. Cette branche compte supprimer 582 postes en France sur deux ans, en particulier sur le site de Marignane (Bouches-du-Rhône).

L’info joker

Autant le savoir avant de passer l’entretien. Le DRH du groupe, Thierry Baril, trouve les CV kitch. Derrière la boutade, un changement de perspective : Airbus cherche des profils bien différents de ceux qui ont fait sa renommée.

Si les ingénieurs aéro ont toujours leur place, le groupe lorgne sur des jeunes proches de l’état d’esprit numérique ambiant. Culture de l’échec – une hérésie pour les ingénieurs traditionnels –, méthodes agiles, gestion de projets… Airbus veut mettre la main sur les profils digitaux.

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