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PME-ETI

Kerlink monte dans la chaîne de valeur de l’Internet des objets pour tripler de taille d’ici 2020

Ridha Loukil

Publié le

L’équipementier breton de réseaux d’Internet des objets Kerlink met l’accent sur les logiciels et services pour monter dans la chaine valeur et alimenter sa forte croissance. Avec l’objectif de tripler son chiffre d’affaires à 70 millions d’euros en 2020.

Kerlink monte dans la chaîne de valeur de l’Internet des objets pour tripler de taille d’ici 2020
William Gouesbet, PDG cofondateur de Kerlink
© Kerlink

C’est une année charnière pour Kerlink. L’équipementier breton de l’Internet des objets récolte les fruits de son introduction en mai 2016 en Bourse, sur l’Euronext de Paris. Il termine 2017 avec un chiffre d’affaires de 24,8 millions d’euros, en bond de 75% par rapport à 2016. Le revenu réalisé auprès des opérateurs de réseaux, qu’ils soient publics ou privés, a presque triplé à 14,7 millions d’euros. « L’introduction en Bourse nous a apporté beaucoup de visibilité et de notoriété sur le marché, se réjouit William Gouesbet, PDG-cofondateur. Nous avons pu travailler plus facilement avec de gros clients. La taille de notre entreprise ne constitue plus une objection pour cela. »

Modèle sans usine

Fondé en 2004 à Rennes par deux anciens de Wavecom (une société de modules cellulaires rachetée en 2009 par le canadien Sierra Wireless), Kerlink réalise des antennes et concentrateurs de réseaux d’Internet des objets au standard LoRa. La PME a été l’un des huit membres fondateurs en 2015 de l’alliance LoRa qui comprend aujourd’hui 520 membres. Elle se contente de développer ses matériels, confiant ensuite leur fabrication à deux sous-traitants électroniques: Seprolec en France et Flextronics à l’international. Elle compte aujourd’hui 121 personnes, dont 115 en France, et dispose de trois filiale : une à Chicago, aux Etats-Unis, une à Chennai, en Inde, et une à Singapour.

Perçu comme le futur Eldorado, l’Internet des objets suscite la convoitise d’acteurs de toutes parts. Kerlink affronte non seulement une armée de pépites et PME mais aussi des géants mondiaux à l’appétit d’ogre comme l’américain Cisco Systems, le coréen Samsung Electronics ou encore le taiwanais Foxconn.  Pour éviter le piège de la commoditisation des matériels, il a choisi de monter dans la chaine de valeur en se développant dans les logiciels et services associés. Il s’est réorganisé cette année en deux pôles d’activité. D’un côté, les solutions d’infrastructure dédiées à la construction et la gestion de réseaux d’Internet des objets par des opérateurs publics ou privés. De l’autre, les services avancés à la transformation des produits des industriels en objets connectés, à leur géolocalisation et à leur gestion.

Pari sur les services de géolocalisation

Parmi les services avancés figure un design de référence, c’est-à-dire une liste de composants électroniques et logiciels pour rendre un produit connecté. Kerlink se rémunère par un montant de licence puis une redevance sur les produits vendus.Trois accord de licences ont été conclus, dont un avec Legrand. Ce service contribue encore peu au revenu de la société. En 2017, il a rapporté un peu moins de 150 000 euros. « Mais ses résultats sont décalés dans le temps et se matérialisent longtemps après la conclusion des accords de licence », précise William Gouesbet.

Kerlink mise sur la capacité de géolocalisation par la technologie LoRa (une différence par rapport à SigFox) pour proposer des services de géolocalisation des objets connectés sans GPS par triangulation (utilisation des informations de trois antennes LoRa). La précision se situe aujourd’hui entre 80 et 100 mètres, suffisante pour la plupart des applications de suivi d’objets mobiles, selon William Gouesbet. Mais Kerlink travaille à améliorer la précision. La société veut également proposer des services de gestion de l’acheminent des données issues des objets connectés via les réseaux jusqu’aux serveurs où elles doivent être traitées. L’ensemble des services a représenté un revenu de 2,4 millions d’euros en 2017, en augmentation de 54%.

Cap sur l'Amérique du Nord

Autre axe de développement : l’international. En 2017, le chiffre d’affaires réalisé hors France a été multiplié par un facteur 3,6 (principalement grâce au contrat de déploiement de 10 000 antennes LoRa en Inde, le plus gros réseau d’Internet des objets au monde). La part du chiffre d’affaires à l’export passe à 52%, contre 25% en 2016. Pour poursuivre ce développement, William Gouesbet regarde tout particulièrement l’Amérique du Nord. Et pour marquer sa volonté de se développer outre-Atlantique, il a dépêché son associé Yannick Delibie, directeur technique, explorer le marché à la tête de la filiale ouverte en août 2017 à Chicago.

William Gouesbet se montre confiant dans les perspectives qui s’offrent à Kerlink en confirmant son objectif de 70 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020, près du triple de celui en 2017.

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