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Kenya : la révolution mobile 

Solène Davesne , , , ,

Publié le

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Kenya : la révolution mobile 

Sur le marché, la vendeuse de pagnes informe les touristes : "Vous pouvez payer par M-Pesa." Au Kenya, ce service de paiement par mobile est devenu incontournable. Lancé en 2007 par Safaricom, partenaire de Vodafone, le système M-Pesa est désormais utilisé par 14 millions de Kenyans, soit près de 60% de la population adulte. "Le succès est fulgurant mais difficile à reproduire, car Safaricom profite de sa situation ultra-dominante", analyse un spécialiste. Le Kenya a été le précurseur dans ce domaine sur le continent.

Nokia, IBM, Google ou Samsung y ont installé des centres de recherche pour profiter des innovations locales. "En cinq ans, l’écosystème s’est complètement transformé à Nairobi. De gros acteurs arrivent, les universités ont revu leurs programmes pour former des développeurs pour mobile et on commence à voir des deals dans les technologies de l’information et de la communication de la part d’investisseurs locaux", explique Moses Sitati, qui travaille au centre R & D de Nokia.

Le gouvernement, avec sa politique axée sur le high-tech, a lancé un ambitieux projet de Silicon Valley africaine, à 60 km de Nairobi : Konza city. Ce pôle technologique est loin d’être réalisé, mais les incubateurs se multiplient déjà. Dans la capitale, Nokia a noué un partenariat avec m:lab, un incubateur pour start-up piloté par l’université de Nairobi, et iHub, une plate-forme où se rencontrent les développeurs locaux. Les idées ne manquent pas. "Il y a tellement de domaines où le mobile peut changer les choses", souligne Moses Sitati. Ainsi, Nokia teste un service pour aider les petits entrepreneurs à améliorer leur business et tenir leurs comptes. Le service iCow permet de se former par SMS et d’optimiser le rendement de son bétail. Depuis avril, Orange fournit un accès au réseau social Facebook à partir de n’importe quel téléphone sans internet. L’opérateur expérimente aussi, à Madagascar, un service d’assurance-vie par mobile. "Il y a clairement une accélération des applications destinées à l’éducation, à la santé", note Arnauld Blondet, chargé de l’innovation pour l’Afrique chez Orange, dont le technocentre d’Abidjan a conclu des partenariats au Kenya.

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