Kem One projette le redressement judiciaire de six de ses sites français

[ACTUALISE] Plus de la moitié des 2 600 salariés de Kem One SAS, né après la reprise du pole vinylique d’Arkema, sont concernés par cette procédure judiciaire qui sera évoquée lundi 25 mars lors d’un comité d’entreprise à Lyon (Rhône). Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, s'est dit "extrêmement préoccupé".

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Kem One projette le redressement judiciaire de six de ses sites français

Actualisé à 15h : interrogé lors du Forum Biodivision à Lyon (Rhône), le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s'est dit "extrêmement préoccupé" par la situation de Kem One, qui "donne des signes de fragilité". Il a demandé à ce que le groupe "assure ses engagements" et que l'actionnaire repreneur, Gary Klesh, prenne "ses responsabilités". Le ministre assure être en relation avec les organisations syndicales de manière à ce que "tous les partenaires soient autour de la table pour gérer collectivement cette difficulté".

La direction de Kem One a convoqué lundi 25 mars un comité d’entreprise extraordinaire au siège social du groupe à Lyon (Rhône) pour informer les représentants du personnel de son intention de mettre en redressement judiciaire six sites de Kem One SAS en France: cinq usines à Lavera et Berre (Bouches-du-Rhône), Saint-Auban (Alpes de Haute Provence), Balan (Ain), Saint-Fons (Rhône) et le siège administratif de Lyon. Soit plus de la moitié des 2 600 salariés de la société créée après la reprise des activités vinyliques d’Arkema.

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Pour Jean-Michel Rovida, délégué central CFDT, 10 000 emplois sont indirectement concernés par les activités de Kem One qui pâtissent des conséquences de l’explosion du vapocraqueur de Lavera le 22 décembre, d’une conjoncture difficile et d’un gel des investissements promis par Gary Klesch après qu’il a repris le pole vinylique d’Arkema.

Dans l’immédiat, les syndicats demandent à ce que la procédure judiciaire soit élargie à la totalité du périmètre de Kem One pour éviter le démantèlement du groupe et avoir une vue globale de sa situation financière. Ils pointent également la responsabilité d’Arkema dans la situation actuelle et demandent au groupe chimiste français de reprendre la totalité de son ancien pôle vinylique afin de réorganiser la filière du PVC en France qui pourrait être affectée d’autre part par la cession des activités vinyliques de Solvay.

Arkema doit faire face par ailleurs aux poursuites engagées par Gary Klesch devant un tribunal arbitral. Il accuse le cédant de lui avoir transmis de fausses informations sur les activités cédées et lui réclame 310 millions d’euros de dommages et intérêts.

Vincent Charbonnier avec Timothée L'Angevin

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