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Kem One : la CGT monte au créneau pour sauver les "20 000 emplois" en jeu

Elodie Vallerey , ,

Publié le

Lors d'une conférence de presse le 18 juillet, le coordinateur CGT du fabricant de PVC Kem One asouligné le paradoxe de cette ancienne filiale du géant de la chimie Arkema, en redressement judiciaire alors que "tout le monde travaille" et que les produits se vendent.

Kem One : la CGT monte au créneau pour sauver les 20 000 emplois en jeu © Arkema

Les entreprises citées

Les représentants syndicaux de Kem One ne comptent pas laisser la situation du fabricant de PVC en redressement judiciaire s'aggraver jusqu'au 9 septembre, date de l'audience au tribunal de commerce qui scellera le sort de l'entreprise.

Lors d'un point presse le 18 juillet, Philippe Lemarchand, le coordinateur CGT de Kem One, a détaillé les principaux points du projet de reprise que le syndicat a ébauché pour l'entreprise.

L'espoir de lever 400 millions d'euros sur 5 ans

"Le paradoxe c'est que nous sommes en redressement judiciaire mais tout le monde travaille et on vend nos produits", a-t-il exposé, précisant que les difficultés rencontrées par Kem One émanaient "de problèmes de gestion, pas de marchés", comme le rapporte l'AFP.

"Nous avons une oreille attentive de la région Rhône-Alpes, un industriel nous a dit que notre projet est novateur et a du sens. Il faut maintenant que Bercy nous entende", a-t-il espéré.

Le projet de reprise de la CGT du fabricant de produits vinyliques prévoit que l'Etat prenne une participation de 35 % de l'entreprise pour détenir une minorité de blocage. Avec les régions concernées par la fermeture des sites et les clients industriels de Kem One, les syndicalistes espèrent trouver 400 millions d'euros sur 5 ans, le nécessaire pour mener à bien les "investissements annuels incontournables".

"20 000 emplois qui risquent d'être perdus"

Le 25 mars, la direction de Kem One avait annoncé aux représentants syndicaux le placement en redressement judiciaire six sites en France: cinq usines à Lavera et Berre (Bouches-du-Rhône), Saint-Auban (Alpes de Haute Provence), Balan (Ain), Saint-Fons (Rhône) et le siège administratif de Lyon. Soit plus de la moitié des 2 600 salariés de la société créée après la reprise des activités vinyliques d’Arkema.

Selon Olivier Mateu, secrétaire de l'union départementale CGT 13 cité par l'AFP, "si Kem One est liquidé, ce sont 20 000 emplois qui risquent d'être perdus" à cause d'un "effet domino".

Huit offres de reprise ont été déposées à ce jour : elles émanent d'un industriel allemand, de quatre fonds d'investissement anglais, américain, allemand et italien, d'un ancien cadre du groupe Elf-Atochem, d'un ancien salarié d'Arkema et de la CGT.

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