Kem One : la CGT demande que l'Etat "prenne le contrôle provisoirement"

Astrid Gouzik , ,

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Le préfet du Rhône s’est montré rassurant, ce mardi 5 mars, lors d’une rencontre avec l’intersyndicale de Kem One. Il a assuré que le gouvernement ne laisserait pas tomber la société.

Kem One : la CGT demande que l'Etat prenne le contrôle provisoirement © Arkema

La société Kem One est née de la cession par Arkema de ses activités vinyliques pour un euro symbolique au financier Gary Klesch. Kem One, qui emploie 1 800 personnes en France, est dans une situation financière laborieuse. Selon les élus CGT, cette société, qui "ne détient aucun actif industriel", a été constituée "au seul profit de l'actionnaire unique Gary Klesch". Ils imputent à l’homme d’affaires la responsabilité de la très mauvaise situation financière et économique de Kem One.

De son côté Gary Klesch accuse d’avoir transmis de "fausses informations" au moment de la vente, en juillet 2012. Il a annoncé récemment assigner Arkema devant le tribunal arbitral.

Mais dans la tourmente, les salariés de Kem One pourront compter sur le soutien du gouvernement, c’est en tout cas ce qu’a assuré Jean-François Carenco, le préfet du Rhône. "Le préfet a eu un discours très positif", a commenté à l'AFP Didier Chaix, délégué CGT, a l'issue de la rencontre. "Il nous a confirmé qu'au plus haut niveau de l'Etat, on suit l'affaire de près".

Le syndicat demande que l'Etat "prenne le contrôle provisoirement" de la société, en attendant de trouver un repreneur.
La préfecture a simplement confirmé que Jean-François Carenco "est en contact extrêmement régulier avec Arnaud Montebourg sur le dossier Kem One".

Astrid Gouzik

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