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Kazakhstan : Alstom lance la loco des steppes

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Kazakhstan : Alstom lance la loco des steppes

Sommaire du dossier

Les entreprises citées

Il était déjà présent au Kazakhstan via les réseaux électriques. Avec le transport, Alstom passe à la vitesse supérieure. Fin 2012, le constructeur inaugurait une usine de locomotives dans la capitale, Astana. Il en installe une seconde, dédiée aux moteurs d’aiguillage, à Almaty. Tout commence en juin 2010 par un mémorandum entre Alstom, son partenaire russe (filiale à 25 %) Transmahholding (TMH) et les chemins de fer kazakhs KTZ. Cinq mois plus tard, le premier contrat tombe. De taille : la coentreprise EKZ, détenue par Alstom (25 %), TMH (25 %) et KTZ (50 %), fournira à KTZ 300 locomotives électriques pour 1,3 milliard d’euros (dont 800 millions pour Alstom).

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L’entrelacs de participations avec un KTZ à la fois client et fournisseur s’explique simplement : au-delà de la modernisation des locomotives, c’est la création d’une industrie ferroviaire qui est en jeu. Noursoultan Nazarbaïev, à la tête du Kazakhstan depuis plus de vingt-trois ans, veut en diversifier l’économie. Et rêve d’en faire un carrefour ferroviaire entre la Chine et l’Europe. Il en a les moyens. Eldorado minier et pétrolier, ce pays de 17 millions d’habitants pèse 80 % du PIB de l’Asie centrale. Un poids que va amplifier l’exploitation du champ pétrolier géant de Kashagan.

Le président distribue les cartes : à Alstom les locomotives électriques, à General Electric les diesel, à Talgo les wagons. Le bonus ? L’union douanière entre le Kazakhstan, la Russie et la Biélorussie, que Vladimir Poutine rêve encore d’étendre. Les trois usines se côtoient au sein d’une zone économique spéciale d’Astana, où l’exemption fiscale fait loi. "Les autorités nous aident. L’usine a été bâtie en un temps record", lance Marek Stec, le président d’Alstom au Kazakhstan. En contrepartie, Alstom doit localiser 51 % de sa production en valeur. Pour le moment, c’est plutôt 1 %, car les locomotives sont fabriquées à Belfort. Marek Stec est confiant, l’usine d’Astana monte en puissance avec plus de 200 employés sur les 650 visés. Reste à constituer une chaîne industrielle. "L’implantation de sous-traitants français démarre. Il faut une vision à long terme ici." C’est le cas d’Alstom, qui lorgne le métro ou le train léger dont devrait s’équiper Astana pour l’Exposition universelle de 2017.

M. M.

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