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L'Usine Auto

Kalray crée le processeur souverain

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Kalray crée le processeur souverain
Kalray développe un processeur destiné à analyser à la volée de grands flux de données pour des prises de décision en temps réel.

Proposer une solution souveraine de processeur embarqué pour l’automobile, la défense, l’aéronautique, la robotique et les datacenters, telle est la nouvelle vocation de Kalray, qui vient d’annoncer son entrée en Bourse. Fondée en 2008 à Grenoble par essaimage du CEA, cette pépite de 60 personnes développe, sur la base d’une technologie propriétaire, un processeur destiné à analyser à la volée de grands flux de données pour des prises de décision en temps réel. Elle s’est focalisée, dans un premier temps, sur les marchés des voitures intelligentes et des datacenters. "Dans la voiture intelligente et autonome, nous offrons une alternative européenne aux puces des américains Nvidia, Intel Mobileye et Qualcomm, affirme son président du directoire, Éric Baissus. Notre technologie est actuellement en test chez une douzaine d’industriels de l’automobile." Pour les datacenters, Kalray fait face aux américains Broadcom, Marvell et Cavium. "Nous proposons une solution de souveraineté européenne, revendique Éric Baissus. C’est pourquoi Safran est présent dans notre capital. Et nous venons d’obtenir le soutien de deux investisseurs, l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors via son fonds de capital-risque Alliance Ventures, et le ministère des Armées via son fonds d’investissement Definvest géré par Bpifrance." À la faveur d’une levée de fonds de 10 millions d’euros, portant le montant total des levées à 45 millions d’euros, Alliance Ventures a investi 4 millions et Definvest 2 millions. Renault embarque la puce de Kalray dans son concept car de voiture autonome Symbioz. Sa fabrication est confiée au fondeur taïwanais TSMC. À l’horizon 2022, Éric Baissus prévoit la livraison de 100 000 puces et de 5 000 cartes de calcul pour datacenters pour atteindre un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, contre 875 000 euros en 2017. 

L’innovation

Une architecture de traitement massivement parallèle. La puce lancée en 2017 combine 288 cœurs propriétaires. Par rapport aux circuits de la concurrence, elle offrirait l’avantage d’être programmable et de consommer moins d’énergie. La version prévue en 2019 réunira à la demande un multiple de 80 cœurs.

 

L’opportunité

Si le marché des datacenters est une réalité, celui des voitures intelligentes et autonomes devrait démarrer en 2021. Kalray les estime à 1 milliard d’euros chacun.

 

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