Jusqu'à 13 000 suppressions d'emplois chez l'allemand RWE d'ici à 2016

L'énergéticien allemand RWE a annoncé le 14 novembre de nouvelles réductions d'effectifs et une baisse de ses investissements, conséquence de la crise du secteur de l'énergie en Europe.

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Jusqu'à 13 000 suppressions d'emplois chez l'allemand RWE d'ici à 2016

Le groupe allemand compte supprimer 6.750 postes sur la période 2014-2016, portant le total à 13.000 depuis 2011, soit environ 18% de ses effectifs à l'époque.

Ces suppressions d'emplois s'inscrivent dans le cadre de mesures d'économies censées améliorer les résultats d'au moins 500 millions d'euros par an à partir de 2017. Parallèlement, les dépenses d'investissement seront ramenées à 3,0 milliards d'euros en 2016 contre 4,5 milliards cette année.

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"Beaucoup de centrales électriques ne sont plus en mesure de couvrir leurs coûts en raison de la baisse des prix des contrats sur le marché de l'électricité en Europe continentale", a averti RWE, deuxième électricien allemand derrière E.ON.

E.ON et le français GDF-Suez ont tous deux averti mercredi sur la crise du secteur en Europe, sur fond de baisse des prix de gros de l'électricité, de faiblesse de la demande et de boom incontrôlé des énergies renouvelables.

A la Bourse de Francfort, l'action RWE, en baisse de 13% depuis le début de l'année, lâche encore 5,86% à 25,55 euros dans la matinée.

RWE, comme ses pairs E.ON et EnBW, souffre particulièrement de la priorité donnée aux énergies renouvelables en Allemagne, aux dépens des centrales électriques conventionnelles.

Le groupe a en conséquence réduit son dividende et annoncé la fermeture de milliers de mégawatts de capacités au cours des derniers mois.

Publiées jeudi, ses premières prévisions pour 2014 ne laissent pas entrevoir d'amélioration. RWE s'attend à un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) compris entre 7,6 et 8,1 milliards d'euros, bien en-deçà du résultat de cette année qu'il estime autour de neuf milliards d'euros.

Le bénéfice d'exploitation est quant à lui attendu à 4,5-4,9 milliards d'euros contre 5,9 milliards prévu cette année.

Les estimations des analystes pour 2014 sont pour l'instant de 8,1 milliards d'euros pour l'Ebitda et de 4,9 milliards pour le résultat opérationnel, soit la limite haute des nouvelles fourchettes de prévisions communiquées par le groupe.

(avec Reuters)

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