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Julien Roitman (IESF) : "Les ingénieurs doivent peser dans le débat national"

Cécile Maillard , , , ,

Publié le

L’association Ingénieurs et scientifiques de France (IESF) organise jeudi 3 avril sa deuxième Journée nationale de l’ingénieur. Julien Roitman, président d’IESF, espère fédérer la profession pour qu’elle pèse un peu plus dans le débat public.

Julien Roitman (IESF) : Les ingénieurs doivent peser dans le débat national © T. Gogny

L'Usine Nouvelle - Pourquoi une journée de l’ingénieur. Est-ce une espèce menacée ou en voie de disparition, à protéger ?

Julien Roitman - (Rires) Pas plus que la femme ou la musique, qui ont aussi leur journée ! Non, il s’agit surtout de valoriser le métier d’ingénieur aux yeux du grand public et des décideurs. Avec la crise, les choses bougent, les ingénieurs ont le vent en poupe. Depuis deux ou trois ans, les gens se rendent compte que ce métier passionnant ne connaît pas le chômage, propose de bons salaires, garantit un débouché professionnel à ses jeunes diplômés. L’objectif de cette deuxième journée nationale est, comme l’année dernière, de renforcer cette image positive en faisant mieux connaître nos métiers et en montrant notre dynamisme.

 

Retrouvez notre classement 2014 des écoles d'ingénieurs

 

Le thème de cette journée est "Innover, entreprendre". N’est-ce pas le cœur du métier d’ingénieur ? Pourquoi enfoncer le clou ?

L’an dernier, la première journée nationale de l’ingénieur avait pour thème "Entreprendre". Cette année, nous axons nos réflexions sur l’innovation, mais pas l’innovation comme concept vague et généraliste, l’innovation comme tremplin pour créer quelque chose de concret, pour développer un projet, conquérir de nouveaux marchés. Seuls 4% des ingénieurs travaillent à leur compte, notre but est de doubler la mise d’ici 2020. Une de nos enquêtes montre que 10 à 11% d’entre eux ont un projet de création en tête, 25% chez les moins de 30 ans. D’autres indices montrent un appétit pour l’innovation et la création d’entreprise : les écoles d’ingénieurs se dotent de plus en plus d’incubateurs, proposent des doubles diplômes avec des écoles de management, tandis que les associations d’anciens ont mis en place des groupes "entrepreneurs", ou "business angels", pour aider les ingénieurs qui souhaitent se lancer. D’ailleurs, cette année, notre rencontre parisienne n’est pas réservée aux ingénieurs, mais ouverte aux entrepreneurs, aux innovateurs. Il faut fertiliser les idées !

Où en est votre projet de création d’un ordre des ingénieurs ? Vous aviez promis de faire le point lors de cette deuxième édition de la journée de l’ingénieur…

Evoquer l’idée d’un ordre a suscité le désordre... La communauté des ingénieurs se retrouve autour de l’idée qu’il est essentiel de disposer, rapidement, d’une structure représentant la profession, reconnue comme interlocuteur légal par les pouvoirs publics. Mais peut-être pas sous la forme d’un ordre. Nous avons constitué un groupe de travail constitué d’ingénieurs, de directeurs d’écoles, de la Commission des titres d’ingénieurs, qui réfléchit, avec des avocats, sur la structure la plus adéquate. Il doit faire le benchmarking  de ce qui se fait à l’étranger pour les ingénieurs, et en France pour d’autres professions. Ce groupe de travail rendra ses conclusions fin 2014, pour qu’on puisse consulter la profession puis déboucher sur une loi d’ici 2016.

Une journée nationale de l’ingénieur comme celle du 3 avril a aussi pour objectif de renforcer le sentiment d’appartenance à un corps professionnel. Il est important que la communauté scientifique et technique pèse dans le débat national. Les grandes décisions soulèvent des enjeux scientifiques et techniques. Les ingénieurs doivent se structurer pour que leur point de vue soit entendu.

Propos recueillis par Cécile Maillard

JNI 2014 : de l’art de prendre des risques et les recettes des pays innovants

Pour cette JNI 2014 (journée nationale de l’ingénieur) dont le thème est "Innover, entreprendre", 28 villes organisent des rencontres. A Paris, grand colloque gratuit toute la journée à  la cité des sciences et de l’industrie. Xavier Fontanet, ancien PDG d’Essilor, qui a pris goût aux MOOC, ces cours filmés et retransmis gratuitement sur internet, en fera un toute la matinée. "Devenez stratège en trois heures", promet le programme, durée de la leçon inaugurale de l’ancien grand patron de l’industrie. Une intervention retransmise en direct sur www.iesf-jni.org.

La première moitié de l’après-midi sera consacrée à la notion de risque, pour inciter à en prendre, tandis que la deuxième accueillera des témoins des pays innovants, comme l’ambassadeur du Canada, le président de la chambre de commerce franco-coréenne, François Barrault, président de l’IDATE, pour parler de la Silicon Valley qu’il connaît bien, ou le Docteur Harari, inventeur des drones israéliens.

Reste une grande inconnue : les deux ministres Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin, qui étaient annoncés, seront-ils présents ou représentés ?

Programme pour toute la France et suivi de la rencontre parisienne en streaming sur www.iesf-jni.org

 

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