Journée noire sur les places européennes... qui fragilise un peu plus Jean-Marie Messier. Pas de surprise pour le SMIC. Arcelor, des comptes trimestriels dans le rouge...

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Journée noire sur les places européennes...

La Une des Echos met en relief le spleen que traverse la Bourse de Paris. Elle frôle son plus bas niveau depuis les attentats du 11 septembre. Hier, le CAC 40 a lâché pied pour perdre en clôture 3,43%. Et si Wall Street s'est redressé en deuxième partie de séance, le coup de pouce n'a pas suffi à panser les plaies des places européennes. Le phénomène devient de plus en plus préoccupant. Cette descente aux enfers ne concerne plus seulement les valeurs technologiques mais toute la cote.

... qui fragilise un peu plus Jean-Marie Messier

L'action Vivendi, elle, a chuté hier de 23,31% pour descendre à 18,75 euros, son plus bas niveau depuis dix ans, souligne La Tribune. Depuis le début de l'année, la valeur a perdu 70%, soit 6,2 milliards d'euros de capitalisation partis en fumée. Jean-Marie Messier devra s'expliquer aujourd'hui devant le Conseil d'administration. Il ne sera plus soutenu par le p-dg du groupe de produits luxe LVMH, Bernard Arnaud. Ce dernier a démissionné du Conseil d'administration, selon l'AFP, confirmant les informations parues ce matin dans le quotidien Le Parisien.

Pas de surprise pour le SMIC. Le ministre des Affaires sociales a confirmé hier l'annonce faite vendredi dernier par le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. Le SMIC sera revalorisé du minimum légal, à savoir 2,4% le 1er juillet prochain. Son taux horaire brut passera donc à 6,83 euros, soit 1031,33 euros par mois à 35 heures et 1154,27 euros par mois à 39 heures. François Fillon a rappelé hier l'engagement du gouvernement vers une harmonisation des multiples SMIC. Si le gouvernement a jusqu'en 2005 pour atteindre cet objectif, le Ministère a expliqué hier que la volonté était de régler le problème en 2003, relève les Echos.

Arcelor, des comptes trimestriels dans le rouge. Chute du prix des aciers plats aux carbone de 9%, chute du prix des aciers inoxydables de 11%... Les premiers comptes trimestriels d'Arcelor se soldent par une perte nette de 24 millions d'euros, au lieu d'un profit net de 186 millions au premier trimestre 2001. Selon les Echos, les analystes s'attendaient à pire. Guy Dollé, p-dg du nouveau groupe, annonce un retour au bénéfice au second trimestre. La demande d'acier est en effet repartie, selon lui, ce qui autoriserait une hausse des prix.

Babcock : 200 millions d'euros pour éviter le dépôt de bilan. La cession de sa participation dans les chantiers navals HDW n'a pas sauvé le groupe allemand de construction mécanique. Selon La Tribune, il lui faudrait encore 200 millions d'euros pour éviter un dépôt de bilan. Certes, le groupe d'outre-Rhin prévoit des désengagements qui pourraient lui rapporter 700 millions de dollars. Mais, en attendant, il doit trouver une solution avec ses banquiers ce soir pour payer les salaires de juin. 13 300 salariés allemands ont déjà renoncé à une partie de leur rémunération. Et 7 700 emplois seront supprimés dans le monde sur 22 000. Bref, le groupe devrait finir l'année avec une perte de 400 millions d'euros, voire 500 millions, soit plus que les capitaux propres, poursuit La Tribune.

La vente de Legrand rapportera 3,6 milliards d'euros à Shneider. Hier, le conseil d'administration de Schneider a, sans surprise, approuvé la signature d'un contrat d'exclusivité pour céder Legrand à Wendel Investissement et KKR. L'opération valorise l'entreprise à 4,8 milliards d'euros. Selon Les Echos, Schneider prévoit un effet légèrement positif sur ses comptes 2002.

PSA Peugeot Citroën double ses ambitions sur les monospaces. Le groupe de Jean-Martin Folz compte porter à 81 000 unités par an ses ventes de grands monospaces. Et cela, grâce à la sortie ce mois-ci du Peugeot 807 et du Citroën C8. La croissance du marché est pourtant modérée. Mais selon un porte-parole de Peugeot, les ventes européennes pourraient augmenter de 5 à 6% en 2003, face au renouvellement de l'offre. Il n'empêche, ce constructeur automobile devra tailler des croupières à Renault, souligne Les Echos. Ce dernier détient en effet 17% du marché européen des monospaces, ce qui fait de lui le leader.

A demain !

Virginie Guérin

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