Journée de la femme : les discriminations salariales dans le viseur de la Halde

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A l'occasion de la journée pour le droit des femmes, la Halde et le Conseil de l'emploi et de la politique sociale de l'Union européenne proposent des mesures visant à réduire les discriminations au travail. Des recommandations majoritairement incitatives.

Journée de la femme : les discriminations salariales dans le viseur de la Halde © Kzenon/Fotolia

La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (Halde) a publié lundi 7 mars, à la veille de la journée de la femme, une série de mesures contre les discriminations envers les femmes. Elle propose, entre autres, au gouvernement :
 
- de demander aux entreprises de publier chaque année des données sur l'évolution des écarts salariaux entre hommes et femmes. Actuellement, elles gagnent en moyenne 27% de moins que leurs collègues masculins. 

 

Les femmes encore discriminées

A diplôme identique, le taux de chômage des jeunes femmes reste plus élevé et leurs salaires inférieurs.

Les femmes restent également minoritaires dans l’encadrement : en 2009, 39,6 % des cadres et des professions intellectuelles supérieures sont des femmes.

En janvier 2011, la France vient d’adopter une loi prévoyant que d’ici 2017, les femmes devront représenter 40 % des membres des conseils d’administration des plus grandes entreprises cotées en Bourse.


- de « veiller à la publication rapide » d’un décret instituant une pénalité financière pour les entreprises qui « ne seront pas couvertes par un accord relatif à l’égalité professionnelle ».
 
 - de prendre en compte les dix meilleurs trimestres de salaire pour le calcul des pensions de retraite. Une mesure qui reviendrait sur le système actuel fondé sur les 25 meilleures années de salaire. L'objectif de la Halde est de moins pénaliser les femmes aux carrières discontinues.
 
Ces recommandations, voulues contraignantes par la Halde, ont été remises le 7 mars à Roselyne Bachelot. La ministre des Solidarités a alors proposé la création d'une campagne de sensibilisation sur la maternité : « Je ne veux plus qu’une seule femme puisse craindre pour son emploi quand elle apprend qu’elle est enceinte ».

En Europe
 
A l’échelle européenne, le Conseil de l’emploi et de la politique sociale a également remis ses recommandations à l’occasion de la journée de la femme. Pour la plupart, elles sont non coercitives. L'Union européenne raplle sa volonté de :

- « promouvoir une égalité homme/femme aux poste à responsabilité dans tout les domaines et à tous les niveaux » d’ici 2020.

- obtenir une « égalité d'accès à l'éducation, à la formation, aux sciences et aux technologies »

 
Néanmoins, le Conseil n'évoque pas la proposition de quotas émise en juillet par Viviane Reding, en charge des droits fondamentaux à Bruxelles. 
 
Mais la commissaire européenne n’a pour pas encore dit son dernier mot : « Je veux donner une dernière chance à l’autorégulation. Si la présence des femmes augmente substantiellement dans les comités exécutifs, je serais la première à féliciter le milieu économique européen. Sinon, vous pouvez, compter sur ma créativité en terme de régulation ».
 

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