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L'Usine Auto

John Elkann, petit fils de Gianni Agnelli, prend les commandes de Fiat

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Au terme d’une "régence" de seize ans, Luca Cordero di Montezemolo a cédé la présidence du constructeur automobile italien à l’héritier de la légendaire dynastie. Cette nouvelle a été annoncée avant le déroulement, à Turin, d’une grand messe pendant laquelle a été dévoilé un plan industriel quadriennal destiné à exacerber les synergies entre Fiat et Chrysler.

«Pour qu’un groupe automobile puisse survivre, il faut qu’il produise plus de 5,5 millions d’unités par an.» Il en savait quelque chose, Luca Cordero di Montezemolo! Celui qui a conduit la délicate fusion entre Fiat et Chrysler a renoncé à la présidence du constructeur italien, responsabilité dont il avait la charge depuis mai 2004. Considéré comme un bourreau de travail, Luca Cordero di Montezemolo cède la place à John Elkann, le petit fils de Gianni Agnelli, âgé de 34 ans. Grand, mince, les traits encore juvéniles, John Elkann a été initié au goût du risque et de l'effort par son grand-père qui appréciait plus que tout la haute mer et la montagne. Possédant un diplôme d’ingénieur, il a passé son baccalauréat en 1994 à Paris, où il fréquentait le lycée Victor-Duruy.

Luca Cordero di Montezemolo continuera à siéger au conseil d’administration et il sera maintenu à ses ex-fonctions complémentaires de président de Ferrari, la marque haut de gamme appartenant au groupe.

Retour dans le vert

La légendaire famille Agnelli est l’actionnaire de contrôle de Fiat, dont elle détient encore 30 % du capital. Depuis le décès du fondateur de Fiat (en 2003), di Montezemolo avait exercé une sorte de régence. (John Elkann fut vice-président pendant toute cette période.) Et quelle régence mouvementée! Di Montezemolo s’est attelé à restructurer le constructeur italien dont certains oracles ont annoncé la disparition à tant de reprises. Quand le président sortant a pris les commandes de Fiat, le constructeur italien se trouvait au bord du gouffre. L'entreprise vient de faire un retour dans le vert, ainsi que devaient l’annoncer, le 20 avril 2010, ses dirigeants.

Le plus gros chantier de Luca Cordero di Montezemolo a bien évidemment été le rapprochement avec Chrysler, en juin 2009, après que le constructeur américain ait déposé le bilan. Les Italiens ont pris 20 % du capital de Chrysler, portion qui devrait grimper à 35 % d’ici à 2012.

OBJECTIFS DE VENTES AMBITIEUX

L’intérêt de cette alliance italo-américaine réside dans le partage des plateformes afin de réaliser des synergies drastiques. Pour Fiat, selon les analystes de Mediobanca, les économies devraient s’élever à 250 millions d’euros par an. En novembre, Chrysler avait par ailleurs estimé à 2,15 milliards d’euros, d'ici à 2014, les économies que représentait pour lui une telle union.

L’annonce officielle du «couronnement» de l’héritier de la dynastie Agnelli a été faite lors d’une «grand messe» à Turin qui a duré plus de six heures, pendant laquelle la nouvelle équipe dirigeante a apporté sa bénédiction à un plan industriel pour la période 2010-2014 destiné à tirer le meilleur parti de l’alliance italo-américaine. Le groupe devait annoncer, à cette occasion, qu’il visait des ventes de 5,5 à six millions de véhicules à l’horizon. Revers de la médaille: un plan de licenciement douloureux…quelque 5000 postes supprimés en Italie.

Il y a quelques mois, l’un des dirigeants de Fiat avait anticipé cette décision, la fermeture de l’usine de Fiat en Sicile s’avérant inéluctable. Il avait alors déclaré: «.Au niveau mondial, notre industrie a la capacité de produire 94 millions de voitures par an, environ 30 millions de plus que ce que nous sommes en mesure de vendre globalement.»

 

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