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Joachim Poylo sert ses repas au bout du monde

Publié le

Après une implantation réussie en Asie, le fondateur d'Aden services a ouvert cette année des bureaux commerciaux à Paris, à Perth (Australie) et à Lubumbashi (Congo).

1998, Ho Chi Minh-Ville. Joachim Poylo, 27 ans, décroche un rendez-vous avec le directeur du Sofitel qui doit ouvrir sous peu. « Quand je lui ai proposé de prendre en charge la cantine de ses salariés et la propreté des chambres, il s'est levé de son siège et m'a demandé si je voulais prendre sa place », se souvient le fondateur d'Aden services. Quelques jours plus tard, débordé, le directeur du Sofitel le rappelle. Il lui signe un contrat de restauration, le premier de la jeune société de Joachim, qui, après avoir ouvert le bureau de Sodexo à Pékin, a décidé de rouler pour son propre compte. Voix douce et tête de premier de la classe, l'homme cache un culot et une détermination sans faille. Cet ancien parachutiste s'est initié à la restauration sur un terrain plutôt rude : les hôpitaux de campagne kurdes en Irak, gérés, pendant la première guerre du Golfe, par son régiment, le 9e RCP.

Aujourd'hui, sa société opère sur 700 sites et sert 280 000 repas par jour, dont les deux tiers en Chine. Avec ses 10 000 collaborateurs et ses 60 millions de dollars de chiffre d'affaires, Aden talonne en Asie les multinationales comme Compass ou Sodexo. Au programme : restauration, maintenance, sécurité ou gestion complète de base vie dans les sites les plus improbables. Au siège de Shanghai, son équipe internationale adapte et étoffe l'offre en permanence : PC de gestion de crise, sécurité maritime... Mais la restauration reste essentielle : « L'alimentaire crée un lien privilégié. Si le client mange bien, il est content », explique l'entrepreneur, qui restaure Occidentaux, Japonais, Coréens ou Chinois.

En misant sur la qualité, la société a séduit des groupes agroalimentaires occidentaux exigeants, comme Heineken ou Coca-Cola, et décroché des chantiers difficiles, comme celui du train Pékin-Lhassa. Joachim Poylo refuse la guerre des prix. « Je ne fais pas la course au volume. En 2000, j'ai préféré lâcher les 15 000 couverts-jour que je servais à l'usine Haier de Qingdao plutôt que de baisser les prix de 40 % comme exigé. » Selon lui, le problème du lait frelaté chinois vient de « cette course délirante au prix le plus bas et à la rentabilité à court terme ». Pour se développer, Aden tisse sa toile à l'international. Les opérations dans les pays émergents, les bureaux commerciaux dans les pays occidentaux. Selon Laurent Martin, conseiller de la mission économique de Shanghai, « Joachim Poylo fait partie de ces entrepreneurs français qui, ayant construit expérience et crédibilité en Chine continentale, peuvent accompagner leur clientèle partout dans le monde ». La zone en forte croissance ? L'Afrique. Il ouvre cette année son bureau dans la capitale du Congo mais l'ancien para a déjà sauté depuis deux ans sur Kolwezi !

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