[JO de Pyeongchang] Atos sur le pied de guerre pour parer aux cyberattaques

Les Jeux Olympiques d’hivers 2018 à Peyongchang en Corée du Sud s’annoncent particulièrement exposés au risque de cyberattaques. Atos, qui s’occupe de l’informatique de l’évènement, est mobilisé pour parer à la menace. Visite du centre de supervision à Barcelone qui veille au bon fonctionnement et à la sécurité des JO.

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[JO de Pyeongchang] Atos sur le pied de guerre pour parer aux cyberattaques
Centre opérationnel de cybersécurité des Jeux Olympiques d'Atos à Barcelone

Atos gère l’informatique des Jeux Olympiques d’hiver qui se déroulent à Pyeongchang, en Corée du Sud, du 9 au 25 février 2018. C’est sur les équipes du groupe français de services du numérique que reposent, non seulement la gestion informatique de l’évènement, mais aussi la collecte, le traitement et la diffusion des résultats des jeux. Avec deux maitres mots : le temps réel et la cybersécurité.

Centre névralgique

Deux semaines avant le début des JO, Atos a ouvert à la presse son centre de supervision des Jeux olympiques à Barcelone, en Espagne. Depuis les JO de Barcelone en 1992, premiers Jeux olympiques gérés par le groupe français, ce site constitue le centre névralgique de l’infrastructure numérique du groupe dédiée aux évènements majeurs. C’est d’ici que des équipes d’Atos s’assurent du bon fonctionnement des jeux et de leur sécurité.

"Nous avons commencé à travailler sur les JO de Pyeongchang il y a cinq ans, confie Patrick Adiba, directeur commercial d’Atos et patron de l’activité du groupe dédiée aux évènements majeurs. Nous sommes passés par différentes étapes, allant de la définition des applications jusqu’à la livraison de services qui vont assurer le fonctionnent des JO. Nous nous occupons de tout à l’exception de la billetterie et du dopage."

Contexte géopolitique tendu

Le JO de Peyongchang utilisent pas moins de 80 applications informatiques différentes développées par le centre d’intégration d’Atos à Madrid. "La phase de test a été une étape importante du développement, insiste Angels Martin-Munoz, directrice générale de l’activité dédiée aux évènements majeurs. Nous y avons consacré plus de 100 000 heures dans notre laboratoire de test à Madrid."

Compte tenu du contexte géopolitique tendu et de la recrudescence ces dernières années du piratage informatique, cette édition s’annonce particulièrement exposée au risque de cyberattaques. C’est du moins la crainte du CIO. L’exclusion de 47 athlètes russes pour raison de dopage d’Etat fait craindre que les pirates russes ne se vengent en tentant de perturber l’évènement par des cyberattaques massives. Les équipes d’Atos sont sur le pied de guerre pour parer à la menace.

Plus de 400 alertes de sécurité par seconde

"Nous sommes la mémoire des Jeux Olympiques puisque nous en gérons l'informatique depuis 1992, affirme Patrick Adiba. A fur et à mesure des évènements, nous avons accumulé beaucoup d’expérience et de données qui nous aident à rendre les JO toujours plus robustes et plus sûrs. Lors des derniers évènements, nous avons pu traiter un flux de plus 400 alertes de sécurité par seconde."

Au centre de supervision à Barcelone, Atos mobilisé 120 personnes en appui des 80 personnes dépêchées sur le site de Pyeongchang. Pendant toute la durée des jeux, elles se relaient par équipes de 25 personnes 5 fois par jour pour veiller au bon fonctionnement et à la sécurité de l’évènement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. "Elles interviennent en soutien aux équipes sur place pour les assister dans la gestion des applications et les aider à résoudre les incidents, explique Angels Martin-Munoz. Le site fait également office de centre opérationnel de cybersécurité où plus de 400 alertes de sécurité par seconde sont traitées. Impossible de les traiter manuellement. Nous avons des algorithmes pour les analyser automatiquement et détecter les bruits de fonds, annonciateurs de vraies menaces. Quand une menace réelle est détectée, l’information est envoyée à nos experts en sécurité pour qu’ils mettent en œuvre la meilleure parade."

Adoption d'un cloud privé

Les JO de Pyeongchang marquent un grand changement par l’adoption, pour la première fois, du cloud pour la plupart des applications critiques. Un choix qui renforce la sécurité selon Atos en centralisant l’hébergement des applications et des données sur deux datacenters aux Pays-Bas. Mais pas de cloud public. Le groupe français a préféré un cloud privé, jugé plus adapté aux besoins de l’évènement et surtout plus sûr. Une option qu’Atos utilise comme test avant la généralisation du cloud à toute l’informatique lors JO de Paris en 2024.

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