Economie

JO 2012 : pour les entreprises françaises, les prochains jeux en ligne de mire

Solène Davesne , , , ,

Publié le

Après les JO de Londres, les entreprises se positionnent déjà sur les prochains grands évènements sportifs, les jeux de Sotchi en 2014 et de Rio en 2016.

JO 2012 : pour les entreprises françaises, les prochains jeux en ligne de mire © Ben Sutherland - Flickr - c.c.

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Après les jeux olympiques de Londres, les entreprises françaises se préparent déjà pour la suite. Les grands évènements sportifs succèdent. Après Londres, Sotchi (Russie) accueillera les jeux olympiques d’hiver en 2014. Suivront la coupe du monde football en 2014 au Brésil puis les jeux olympiques de Rio, toujours au Brésil en 2016. Autant de juteux grands contrats à ne pas laisser échapper.

Car les commandes pour ces évènements mondiaux s’élèvent à plusieurs milliards d’euros. Près de 35 milliards d’euros d’investissements sont prévus pour les J0 de Sotchi en 2014 et plus de 12 milliards d’euros pour la "Copa" au Brésil la même année. Le gouvernement brésilien a aussi prévu de dépenser 9,7 milliards de dollars pour les jeux de 2016. Champion de la démesure, le Qatar en lice aussi pour les JO de 2020 devrait lui dépenser entre 80 et 100 milliards d’euros pour la coupe du monde de 2022 !

La vingtaine d’entreprises françaises, qui ont décroché un contrat à Londres, sont déjà dans les starting blocks. Début juillet, elles ont toutes été reçues en grande pompe à Bercy par la ministre du commerce extérieur Nicole Bricq , la ministre déléguée aux PME Fleur Pèlerin et la ministre des sports Valérie Fourneyron.

3 à 4 ans d'avance

Jean-Michel Laporte, dont la société de 85 salariés fabrique des pigeons en argile pour les stands de ball-trap est déjà prêt. "On anticipe à chaque fois avec 3 à 4 ans d’avance les prochains jeux", assure le pdg, qui  a créé une filiale britannique pour décrocher les jeux de Londres. Sa société a déjà pris pied à Rio, au Brésil, même si les appels d’offres officiels pour les JO n’auront lieu que dans un an. "On a montré nos produits, on les a installé dans des stades pour qu’ils soient testés. On se fait connaitre, avant le lancement des appels d’offres", raconte-t-il.

Le groupe Atos, qui assure l’accréditation des athlètes à Londres notamment et est partenaire informatique des jeux, est lui aussi déjà présent et travaille dès maintenant à Rio avec les comités d’organisation locaux. Quant à EDF, lui aussi présent à Londres, a déjà commencé à installer des panneaux solaires sur le stade de Maracana.

Car décrocher un contrat pour les jeux olympiques ressemble davantage à une course de fond qu’à un 100 m. Pour augmenter ses chances, mieux vaut avoir un partenaire ou une implantation locale.

"Il y a des grands évènements sportifs en permanence dans le monde, si on papillonne, le résultat est nul", reconnait Edouard donnelly, le directeur associé de Keneo, une société spécialisée dans le conseil en organisation de manifestations sportives. D’autant que la concurrence est rude. Fortes de leur expérience à Londres, où elles ont raflées 90 % des appels d’offres, "les entreprises anglaises sont sur tous les appels d’offres à Rio", remarque une autre PME française.

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