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JO 2012 : "Les jeux devraient doper l’économie britannique"

Solène Davesne ,

Publié le

Entretien Pour Huw Pill, le chef économiste pour l’Europe de Goldman Sachs, les JO devraient apporter un sursaut de croissance de 0,3 % au troisième trimestre. Pas assez pour sortir l’économie britannique de son ornière

JO 2012 : Les jeux devraient doper l’économie britannique © LOCOG

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L'Usine Nouvelle - Quel est l’impact des jeux Olympiques sur l’économie britannique ?
Huw Pill - Il faut garder en tête la taille de l’économie britannique. La construction des sites olympiques représente 9,5 milliards de livres d’investissement. C’est peu par rapport à la taille de l’économie britannique. Cela ne représente que 0,5 % du PIB et du pays et il ne faut pas oublier que ces dépenses ont été réalisées sur près de cinq ans. Tout cela est assez modeste.
Mais comme l’économie britannique est très faible actuellement, les jeux Olympiques devraient avoir un effet multiplicateur plus important sur la croissance que si le pays était en plein boom économique.

Les jeux fonctionnent comme un plan de relance ?
Les dépenses engendrées par l’attribution des JO à Londres ne sont pas assez importantes pour changer la donne pour l’économie britannique. Mais il y aura un petit effet. Quand vous construisez un stade olympique en situation de plein emploi, vous ne créez pas d’activité supplémentaire car ce stade vient se substituer à d’autres chantiers éventuels. Quand vous êtes dans une conjoncture mauvaise, l’impact est positif. Au deuxième trimestre, l’activité a reculé de 0,7 % au Royaume-Uni. Selon nos prévisions, les jeux Olympiques de Londres devraient doper les chiffres du PIB au troisième trimestre. La croissance pourrait être de 0,2 % à 0,3 % plus élevée que lors d’une année "normale". Nous anticipons que les jeux vont attirer plus de touristes à Londres, qui viendront s’ajouter aux dépenses des organisateurs durant les jeux. Mais il ne faut pas surestimer cet impact.

Mieux vaut donc se voir attribuer les jeux lorsque son économie est en récession ?
Je crois que oui. Mais, il ne faut pas oublier que la Grande-Bretagne a comme beaucoup de pays développés un problème de déficit trop élevé, qu’elle est en train d’essayer de réduire. Dans une période d’austérité, dépenser plus soutient certes la demande mais augmente aussi le déficit public. Mais le gouvernement a mené ses propres calculs. Si on compare les coûts avec les retombées en termes de tourisme mais aussi pour l’image de Londres, le bilan est positif. Les jeux de Londres ont aussi été bien managés. Le budget a été maîtrisé, en partie grâce à la réduction des coûts de construction avec la chute du secteur immobilier.

Les précédents jeux de Pékin ou Sydney ont-ils eu aussi un impact positif pour l’économie locale ?
Si on regarde l’histoire olympique, la tenue des jeux a souvent un impact positif. En Chine, où l’économie était déjà en pleine croissance, les jeux ont joué un rôle important pour l’image de marque du pays. A Sydney, des questions se sont posées pour savoir si organiser les jeux Olympiques valait vraiment la peine. En Australie, les dépenses pour la construction des infrastructures ont eu lieu alors que l’économie était en situation de quasi plein emploi. Le nombre de touristes a aussi été moins important que prévu parce que ceux qui n’étaient pas intéressés par les JO ont préféré reporter leur voyage. C’est aussi un risque pour Londres. Mais à plus long terme, la publicité des jeux a été bénéfique pour le tourisme australien.

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