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JO 2012 : le labo anti-dopage équipé par GSK

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Vidéo Pour faire tourner le gigantesque laboratoire chargé de contrôler les athlètes, les organisateurs des Jeux Olympiques de Londres ont fait appel à GSK. Une première, affirme le groupe pharmaceutique.

JO 2012 : le labo anti-dopage équipé par GSK © GlaxoSmithKline

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Pour assurer l'intégrité des Jeux Olympiques de Londres, l'agence anglaise de lutte contre le dopage a fait évidemment appel à un partenaire industriel... british. Et pas des moindres, puisque GSK fait partie des cinq premiers laboratoires pharmaceutiques au monde, avec 27,3 milliards de livres de chiffre d'affaires en 2011. Collaborer avec une big pharma pour des Jeux Olympiques est une première, affirme GSK. En partenariat avec le King's College de Londres, l'industriel s'est chargé de fournir des installations et du matériel, qui permettent aujourd'hui aux organisateurs de disposer d'un laboratoire de lutte anti-dopage accrédité pour les Jeux.

Des technologies plus sensibles qu'aux JO de Pékin

Géré par le King's College, qui possédait déjà son propre établissement d'analyses, le laboratoire est situé à Harlow (Essex) et s'étend sur une surface équivalent à sept courts de tennis! Ici, plus de 150 scientifiques se relaieront pour que l'unité soit opérationnelle et capable de mener jusqu’à  400 tests par jour. A moins qu'un incident n'oblige à recourir à l'Agence française de lutte anti-dopage (voir notre interview de son président), c’est à Harlow que seront analysés, répertoriés puis stockés tous les prélèvements effectués sur la moitié des athlètes, et sur tous les médaillés olympiques.

Au total, plus de 6 000 prélèvements seront réalisés en six semaines, ce que le centre du King’s College effectue généralement... en une année. Pour faire face à une telle demande et délivrer des résultats préliminaires en douze heures, le savoir-faire de GSK est précieux. Chaque échantillon de sang ou d'urine est analysé avec un spectromètre de masse et des technologies beaucoup plus sensibles que celles utilisées à Pékin, et capables de détecter 240 substances prohibées. En cas de couac, les chercheurs du site R&D de GSK, situé à 45 minutes du Parc Olympique, pourront aussi apporter leur aide.

Identifier de futurs détournements de médicaments

En 2011, GlaxoSmithKline avait déjà signé un partenariat avec l'Agence mondiale anti-dopage (AMA) pour lui apporter des informations sur ses médicaments en phase précoce de développement, qui pourraient plus tard être utilisés à mauvais escient par des athlètes. Une aide précieuse pour l'AMA, qui peut ainsi mettre au point des tests pour évaluer l'impact de ces substances sur les performances des sportifs, et apprendre à les détecter dans le futur.

Retrouvez en vidéo le trajet d’un échantillon prélevé sur un athlète des Jeux Olympiques ou Paralympiques :

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