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Jean-Pierre Mercier délégué CGT de PSA Aulnay « j'ai une boule au ventre »

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Jean-Pierre Mercier délégué CGT de PSA Aulnay « j'ai une boule au ventre »
Jean-Pierre Mercier délégué CGT de PSA Aulnay

Il ne négocie pas vraiment. D’abord, « parce que la direction ne négocie pas, elle informe », affirme-t-il. Ensuite, parce qu’il préfère « mobiliser ». « C’est la philosophie et la ligne de la CGT. C’est pas dans les réunions qu’on fait avancer les choses, c’est dans le rapport de force. » Pour lui, aucun doute, « c’est à partir de la grève du 16 janvier, de la paralysie de la production, que la direction a légèrement reculé ». Sa bataille : obtenir les meilleures conditions possibles pour les salariés. « Quand je vois les camarades de 55 ans, que je sais que dans deux ans ils seront au RSA, j’ai une boule au ventre. C’est tout. » Accusé de violence à l’égard des non-grévistes, il botte en touche. « En juillet, à l’annonce du plan, le statut de victime attirait les sympathies. On a toujours su que quand les victimes deviendraient des combattants, les attaques arriveraient. Mais on ne s’attendait pas à se faire traiter de terroristes… » Ancien candidat Lutte ouvrière aux législatives, on lui reproche de faire de la politique. « Tout le monde connaît mon engagement à LO. Le combat rejoint mes convictions politiques. Seule la mobilisation sociale peut faire bouger les choses, plus que la politique. » Il n’accepte pas d’être accusé de refuser le dialogue. « On a demandé à discuter avec la direction pendant un an. Elle a toujours refusé. » Un moment l’a marqué. Au lendemain de l’annonce, en juillet 2012, de la fermeture de l’usine. « On est allé voir tous les petits chefs qui nous avaient menti pendant un an. Ils détournaient le regard, gênés. C’était déplaisant. Ce sont aussi des salariés, ils n’étaient pas obligés d’obéir. » Seuls les congés payés permettent de couper les ponts. « C’est un choix de vie. Je ne me résous pas à laisser la direction faire ce qu’elle veut. »

Sa négo La fermeture de l’usine de PSA d’Aulnay et la suppression de 8 000 postes.

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