Jean-Paul Agon s’est fait un nom, Lindsay Owen-Jones quitte L’Oréal

PDG de l'Oréal durant près de vingt ans, Lindsay Owen-Jones quitte définitivement le groupe de cosmetiques, dont il était président d'honneur depuis 2011. Signe que Jean-Paul Agon a su imprimer sa marque.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Jean-Paul Agon s’est fait un nom, Lindsay Owen-Jones quitte  L’Oréal

Dans une lettre adressée au PDG du groupe, Jean-Paul Agon, Lindsay Owen-Jones, 67 ans, emblématique patron de L'Oréal pendant près de 20 ans, indique "accorder un certain crédit à ceux qui pensent qu'un ancien président ne doit pas prolonger à l'infini sa présence au conseil". Lundi 18 mars dans la soirée, Lindsay Owen-Jones a donc annoncé sa decision de quitter définitivement le groupe de cosmétiques.

Président d'honneur de L'Oréal depuis 2011, il va démissionner du conseil d'administration lors de la prochaine assemblée générale le 26 avril. Selon lui "est venu le moment (..) de compléter le passage de témoin entre générations initié en 2006 et réalisé par étapes, sans la moindre faille, depuis". PDG de l'Oréal depuis 1988, il avait scindé la direction en deux et offert la responsabilité opérationnelle du groupe à Jean-Paul Agon en 2006, avant que ce dernier ne devienne à son tour PDG en mars 2011.

Entré en 1969 chez le géant français des cosmétiques, Lindsay Owen-Jones est considéré comme l'artisan de la phénoménale expansion du groupe via de multiples acquisitions. Le transformant en numéro un mondial des cosmétiques, avec une croissance à deux chiffres de son bénéfice net.

Jean-Paul Agon a imprimé sa marque

Depuis le passage de témoin, Jean-Paul Agon a procédé au redressement d'un groupe durement touché par la crise en 2008 mais qui publie, depuis, de solides résultats. Le nouveau PDG a imprimé sa marque: "l’universalisation" de L’Oréal, notamment dans les pays émergents, et la conquête d'1 milliard de nouveaux consommateurs d'ici 2020.

Il a aussi opéré une importante restructuration de l'outil industriel de L'Oréal, qui, selon certains analystes, avait été quelque peu délaissé par Lindsay Owen-Jones. Ce dernier avait aussi souffert de l'affaire Bettencourt, lorsqu'une enquête a révélé qu'il avait bénéficié en 2005 d'un don de Liliane Bettencourt de 100 millions d'euros nets d'impôts. Que va désormais faire ce bourreau de travail ? Mystère. Il y a un an, il avait déja décidé de quitter le conseil d'administration de Sanofi, dont il avait été administrateur durant treize ans. L'Oréal détenant 8,82% du groupe pharmaceutique.

Gaëlle Fleitour

Partager

PARCOURIR LE DOSSIER
SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS