Economie

Jean-Marc Ayrault visite l'exemplaire EPR chinois

, , , ,

Publié le

Analyse La visite du chantier des EPR de Taishan par le Premier ministre permet de valoriser la technologie nucléaire française. Avec, en ligne de mire, la vente de deux EPR supplémentaires en Chine.

Jean-Marc Ayrault visite l'exemplaire EPR chinois © D.R.

Ce dimanche 8 décembre, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault visitera les deux réacteurs nucléaires EPR, conçus par Areva, en construction à Taishan. Le projet est mené par une coentreprise détenue à 70 % par le chinois CGN et à 30 % par EDF. Lancé en 2007, le chantier a avancé à grand pas tandis qu’en Europe les deux EPR en construction en Finlande et en France accumulaient retards et surcoûts. Démarrées un à deux ans après les chantiers européens, les deux unités chinoises seront achevées en 2014 avec deux ans d’avance sur ses deux ainées.

Pendant les cinq années passées sans contrat à l’export entre 2008 et 2012, ce projet chinois a été le fil de vie de la technologie nucléaire française en matière de réacteur neuf. Sa réussite, sans anicroche ou presque, a permis à Areva et EDF de prouver que l’EPR était constructible en respectant les coûts et les délais. En France, divers problèmes techniques, en particulier le bétonnage, avait poussé l’Autorité de sûreté nucléaire à interrompre totalement ou partiellement le chantier à plusieurs reprises. En Finlande, Areva a dû faire face à d’incessantes mésententes avec le client TVO. De quoi douter de la possibilité de mener ces chantiers à terme.

Jalons pour Taishan 3 et 4

Pour Jean-Marc Ayrault, la visite ce chantier est une manière de mettre en avant le savoir-faire français, thématique transversale de tout son voyage en Chine. Mais le succès de Taishan dépasse les français. Le projet a bénéficié du retour d’expérience, même partiel, des deux chantiers européens. Sa réussite est surtout liée à l’incontestable performance du secteur chinois de la construction. La filière du pays bâtit plus de 20 réacteurs simultanément et a ainsi développé de très grandes compétences en matière de construction modulaire. Sans compter que les conditions de travail en Chine ont "facilité" le chantier.

Le Premier ministre vient aussi poser des jalons pour la construction de deux EPR supplémentaires à Taishan. Un accord final sur ce sujet pourrait être signé en avril prochain, quand le président chinois, Xi Jinping, se rendra à Paris.

Ludovic Dupin

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte