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Jean-Marc Ayrault lance le Nouveau Grand Paris

Pascal Gateaud , ,

Publié le

Le Premier ministre a donné le feu vert, mercredi 6 mars, à la réalisation du métro du Grand Paris Express pour un coût estimé de 26,5 milliards d’euros. D’ici 2030, l’amélioration du réseau existant devrait également mobiliser quelque 15,5 milliards d’euros.

Jean-Marc Ayrault lance le Nouveau Grand Paris

Stop and go. Après avoir soufflé le froid, le gouvernement reprend à son compte le projet du Grand Paris Express lancé par l’ancien chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy. Jean-Marc Ayrault s’est engagé mercredi 6 mars à la "réalisation intégrale" de ce métro automatique. Le Grand Paris Express et les améliorations des lignes existantes forment désormais un "plan unique et cohérent" baptisé "Nouveau Grand Paris", a annoncé le Premier ministre à l'université de Marne-la-Vallée à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne).

Le Grand Paris Express prévoit quelque 200 kilomètres de lignes de métro et 72 nouvelles gares pour dé saturer les transports en commun en Ile-de-France et mieux desservir des territoires enclavés. Après les derniers arbitrages rendus par le chef du gouvernement, le projet est désormais estimé à 26,5 milliards d’euros. Les premiers travaux débuteront en 2015 jusqu'à la mise en service de "toutes les lignes en 2030", a précisé le Premier ministre, soit cinq ans de plus qu’initialement prévu dans le projet de Grand Paris de l’ère Sarkozy.

9 milliards de plus que prévu

Le gouvernement a tenu compte du rapport d'expertise de Pascal Auzannet, remis le jeudi 13 décembre à Cécile Duflot, la ministre de l’Egalité des territoires et du logement, en charge du Grand Paris. Celui-ci estimait que le Grand Paris Express coûterait 9 milliards de plus que prévu. Il préconisait de réaliser le chantier en cinq étapes d'ici à 2030. Devant la levée de boucliers des élus franciliens qui craignaient l’abandon d’une partie du projet, le gouvernement s’est résolu à l’adapter et à l’accompagner de la nécessaire modernisation du réseau existant.

"La France a besoin du dynamisme de la région capitale", qui pèse pour 30% dans le PIB national, a plaidé Jean-Marc Ayrault. "Elle a besoin de ces investissements qui bénéficieront directement et indirectement à l'ensemble du territoire", a-t-il ajouté. Les premiers travaux démarreront "dès 2015" sur la ligne reliant Noisy-Champs au Pont-de-Sèvres, la rocade au sud de la capitale qui passe en zone très dense. En 2017, "tous les projets auront été soumis au conseil de surveillance de la Société du Grand Paris", a expliqué M. Ayrault.

Les trois quarts du réseau en service en 2025

Le Premier ministre a encore précisé qu’à l'horizon 2020, la ligne 11 du métro parisien aura été prolongé à l’est, de Mairie des Lilas jusqu’à Rosny-sous-Bois, la ligne 14, au nord, aura dépassé la Mairie de Saint-Ouen. Quant au métro en rocade, il reliera alors Noisy-Champs au Pont-de-Sèvres. L'arc le plus à l'est, entre Noisy et Le Bourget, et l’arc à l’ouest, entre Massy et Saclay, seront en travaux "pour une mise en service imminente", a promis le Premier ministre qui a confirmé que le plateau de Saclay et ses pôles de recherche disposeront d’une desserte.

En 2025, "les trois quarts du réseau seront mis en service", selon le chef du gouvernement. Les "zones d'activité de Gonesse seront desservies, le Pont-de-Sèvres sera relié à La Défense et la Seine-Saint-Denis irriguée par la rocade achevée de Pleyel à Rosny. Dans les années qui suivent, la jonction de la ligne 14, au sud, et de la ligne Saclay-Orly offrira un itinéraire alternatif au RER B pour accéder à l'aéroport, et le pôle d'emploi de Roissy sera relié à Gonesse et au Bourget", a précisé le Premier ministre.

Le gouvernement a également décidé de dégager "deux milliards d'euros supplémentaires" pour financer la modernisation et le développement des transports franciliens existants, a annoncé Jean-Marc Ayrault. Ces deux milliards porteront "les engagements possibles à 7 milliards, et les crédits effectivement mobilisés à 6 milliards d'euros, d'ici 2017", a précisé le chef du gouvernement. La région évaluait, jusqu’ici, à 7 milliards d'euros la somme nécessaire pour financer son "plan de mobilisation". D’ici 2030, l’amélioration du réseau existant devrait également mobiliser quelque 15,5 milliards d’euros.

Tous les Franciliens n’en ont pas fini avec leurs galères de transport. Ils se consoleront (peut-être) en se disant que cette fois il n’y a plus qu’à !

Pascal Gateaud

 

 

 

 

 

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