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L'Usine de l'Energie

Jean-Dominique Comolli, commissaire aux participations de l’Etat

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L’Etat actionnaire, c’est lui.

Jean-Dominique Comolli, commissaire aux participations de l’Etat
J.-D. Comolli, commissaire aux participations de l'état

Le personnage est discret, son visage inconnu des citoyens, ses prises de paroles publiques quasi inexistantes. Pourtant, cet énarque de 62 ans, habitué des cabinets et ex-patron d’Altadis, a la charge d’une cassette de 88 milliards d’euros. Coaché de près par l’Elysée, c’est lui qui va incarner le nouvel élan d’un Etat actionnaire dédiée à la compétitivité industrielle nationale. Jean-Dominique Comolli, le patron de l’agence des participations de l’Etat (APE) depuis le 15 septembre 2010, doit tourner le dos à une gestion patrimoniale et distanciée par rapport aux enjeux économiques et sociaux du pays. Pour marquer ce changement, il a hérité d’un titre de Commissaire et est directement rattaché à Christine Lagarde, contrairement à son prédécesseur Bruno Bézard qui n’était que directeur de service à Bercy. Sur le dossier de l’augmentation du capital d’Areva, il ne s’est pas économisé en multipliant les allers retours dans les Emirats. Mais il n’en a pas fini pour autant. En 2011, il devra étancher la soif de capitaux d’Areva, participer au renouvellement de son PDG, boucler le partenariat EDF-Areva et… plancher sur la stratégie d’EDF à l’international.


Pour mener à bien ses chantiers, Jean-Dominique Comolli sait jouer des différents instruments de l’Etat. Au delà de sa responsabilité sur l’APE, il est également administrateur du FSI. Le fonds souverain français a annoncé son intention de racheter en 2011 la participation d’Areva dans ST microelectronics. Facture : 700 millions d’euros. Ce qui triplera ce que l’Etat a déjà investi lors de l’augmentation de capital d’Areva de décembre dernier. Au-delà de l’énergie, l’aérospatial sera aussi dans son viseur. Il pourrait notamment mieux rationnaliser les activités de Safran et de Thalès qui n’en finissent pas de se marcher sur les pieds. Le challenge pourrait constituer un bon teste pour un Etat qui se veut « une stratégie de développement industriel et économique clair ». Jean-Dominique Comolli devrait aussi se pencher sur le dossier de la future gouvernance d’EADS. Le mandat de Louis Gallois arrivant à échéance en 2012. Enfin, nul doute qu’il scrutera attentivement le plan stratégique de Renault pour s’assurer du plan de charges des usines françaises.


Son défi : rapprocher les points de vue d’EDF et d’Areva, les deux champions du nucléaire français

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