Quotidien des Usines

« Je veux ramener les sites de la Snec à des niveaux compétitifs »

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Entretien

Social et investissement

Au bord du gouffre depuis juin dernier, les usines anciennement rassemblées au sein de la Société européenne d’emballage et de conditionnement (SEEC), mettent la tête hors de l’eau depuis quelques jours. Mardi 30 novembre, le tribunal de commerce de Tours a en effet accepté le plan de reprise d’Hervé Guillaume, qui a fait ses armes chez Renault pendant dix ans, avant de rejoindre le groupe Pinault comme directeur général.

Un remaniement d’ampleur attend les trois sites industriels qu’il souhaite moderniser : Balluteaud à Saint-Amand-de-Montmoreau (Charente), Cibem à Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados) et France Emballage à Rigny-la-Salle (Meuse). La restructuration comprend une soixantaine de licenciements sur les 400 salariés que compte le groupe. Feu la SEEC, place désormais à la Snec (Société Nouvelle d’Emballage et de Conditionnement), dont le cœur de métier, à savoir la fabrication de boîtes fromagères, est appelé à évoluer. 

Quelles sont les difficultés rencontrées par les 3 sites que vous venez de racheter ?

Ce sont des sites qui ont souffert terriblement du surendettement chronique et du manque d’investissement au sens large. Je veux parler des aspects aussi bien industriels qu’humains. Il faut par exemple aussi bien renouveler les machines que rénover les vestiaires.

Quels moyens souhaitez-vous déployer pour les redresser ?

Mon but est de moderniser ces sites pour les ramener à des niveaux compétitifs. L’activité carton et imprimerie, qui était disséminée sur trois entités, sera regroupée à Saint-Amand-de-Montmoreau. Le site de Saint-Pierre-sur-Dives est celui qui a le plus souffert. Je prévois un plan d’investissement de 5 millions d’euros sur trois ans pour le remettre en état. Le site de Rigny-la-Salle reste, quant à lui, un petit site efficace. On réfléchit par ailleurs au développement d’activités complémentaires, à une diversification vers d’autres emballages que les boîtes à camembert qui ne sont pas un marché en croissance.

Quel type d’accompagnement est prévu pour la soixantaine de salariés licenciés, dont 47 sur 228 personnes à Saint-Pierre-sur-Dives ?

Nous avons sauvé un maximum d’emplois. Pour les salariés licenciés, ils partiront avec une aide au reclassement. J’ai prévu une enveloppe de 50 000 euros et je laisse l’administrateur judiciaire définir les modalités du reclassement.

Marie Herbet

 


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