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Je veille à la responsabilité sociale de mon entreprise

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Les entreprises citées

Ex-journaliste, Catherine Ferrant n'a pas l'habitude de prendre ce qu'on lui dit pour argent comptant. Ce n'est sans doute pas un hasard si elle est aujourd'hui directrice de l'innovation sociale et de la diversité chez Total. Sa mission ? Faire remonter à la surface les problèmes RH liés à la responsabilité sociale du groupe. Début 2000, les outils de reporting social devaient, en effet, être adaptés à la dimension de l'entreprise. « Avec 110 000 collaborateurs dans 130 pays, cela devenait indispensable pour gérer les RH de façon globale », explique Catherine Ferrant. A partir d'enquêtes, de statistiques et de baromètres internes de satisfaction, elle et son équipe passent tout au peigne fin : éventuels déséquilibres dans les carrières, discriminations, problématiques liées à la santé... Tout est analysé, quantifié. Des pistes d'amélioration sont ensuite proposées à la direction.

J'ai une mission de catalyseur

Le terrain, les statistiques, Catherine Ferrant connaît. Pendant quinze ans, elle a été journaliste, chef du service politique et économie, puis rédactrice en chef adjointe au journal « Le Soir », à Bruxelles. A 37 ans, elle change de vie, mais pas de philosophie. Devenue responsable de la communication chez Petrofina, puis au sein de la branche chimie de Total, elle garde le même leitmotiv : « apprendre des autres et aux autres ». « Aujourd'hui, j'ai une mission de catalyseur et de prescripteur. Un poste passionnant, mais inconfortable ! » Pour faire bouger l'organisation, cette humaniste opiniâtre peut être conduite à bousculer les habitudes, déranger, montrer la réalité sans fard. « Les chiffres ne mentent pas », insiste-t-elle. Un exemple ? D'après un baromètre interne, 40 % des salariés ont jugé que le groupe n'en fait pas assez en termes d'égalité des chances. Et 36 % pensent qu'il faut mieux préparer le futur énergétique.

Catherine Ferrant s'engage en particulier dans le dossier de la diversité. Total France recrute aujourd'hui plus de 30 % de femmes. Pour faire évoluer les mentalités, elle a intégré aux formations en management des modules de sensibilisation à la diversité. « Le plus dur est de passer de la persuasion à la conviction. Mes interventions suscitent parfois un peu de résistance. Il faut s'impliquer sur le terrain, se rendre dans les filiales, sentir les préoccupations, dialoguer, mais sans insister : un travail de fourmi ! » Il convient par ailleurs de savoir jusqu'où l'entreprise doit intervenir en matière de bien-être collectif. « Dans une filiale, nous avons constaté que 70 % des salariés souffraient d'obésité. L'entreprise avait là une responsabilité. Nous avons donc lancé un programme d'information sur la nutrition. » Mais si l'aptitude au travail n'est pas en jeu, pas question de franchir la ligne blanche de la vie privée des collaborateurs. « C'est là toute la difficulté de ma mission. »

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