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L'Usine de l'Energie

"Je souhaite vivement que l’esprit de compromis permette d’avancer" a martelé Laurent Fabius, Président de la COP21

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

A la veille de la remise au Président de la Conférence des Parties d’un projet d’accord bien avancé, l’espoir est toujours de mise pour obtenir rapidement vers un accord.

Demain à 12 heures, les négociateurs devront remettre leur copie à Laurent Fabius, le président de la COP21. "Le compte n’y est pas encore […]. Je souhaite vivement que l’esprit de compromis permette d’avancer", a martelé ce dernier vendredi 4 décembre à l’occasion d’une conférence devant la presse internationale.

Il souhaite que ce travail permette de franchir un pas, car les jours sont comptés. Il n’est pas question d’aller au-delà du 11 décembre. Pourtant, "beaucoup de points ne sont pas tranchés, c’est le moins qu’on puisse dire"

Même si Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, assure que "tout le monde est d’accord pour viser cette fourchette entre 1,5 et 2°C [réchauffement climatique en 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle, Ndlr]".

Deux documents sur la table
"Mercredi, j’avais constaté que les progrès étaient trop lents. Le soir même, j’ai demandé aux négociateurs d’accélérer le processus", poursuit le Ministre des Affaires étrangères.

L’accord doit être obtenu avant vendredi 11 décembre. Car ensuite il restera plusieurs formalités à remplir (traduction, vérifications vis-à-vis du droit international,…) avant la publication de l’accord. Et dès lundi, les ministres vont prendre le relais.

Deux nouveaux documents ont été mis sur la table ce matin, vendredi 4 décembre, le premier avec le texte compilé des différentes options proposées par les pays et le second intégrant les propositions de rédaction des compromis proposés.

Pour la fondation Nicolas Hulot,  "c’est une bonne solution pour que les pays puissent dépasser plus facilement leurs formulations initiales. […] Nous ne sommes pas du tout dans le scénario de Copenhague, où un second texte, complètement déconnecté du premier, avait été rédigé "en secret" par quelques-uns, en dehors des salles de négociation. A Paris, il y a donc pour l’instant deux versions du projet de texte, mais servant à préparer le même accord au final car les propositions de compromis acceptées seront réintégrées dans le projet initial, en toute transparence."

Une place inédite réservée aux ONG
"Notre boussole doit être l’esprit du consensus". Laurent Fabius souhaite que ce document soit le plus abouti possible pour faciliter un accord, mais il accorde aussi un rôle non négligeable aux ONG. Il vient d’ailleurs d’annoncer qu’il avait nommé le Président de la COP20 (Lima), le péruvien Manuel Pulgar-Vidal comme représentant spécial auprès des ONG.


Christiana Figueres a rappelé que "c’est la première fois qu’il y a une présence aussi importante d’observateurs (un pour deux représentants gouvernementaux). C’est un rapport sans précédent. Ce fut une demande expresse du gouvernement français en raison de son attachement à la société civile. Je suis très admirative de l’ouverture de la présidence française."
Olivier Cognasse, au Bourget

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