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"Je souhaite un débat au Parlement sur l’avenir des trains Intercités", clame Jacques Auxiette

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

Jacques Auxiette, président de la région Pays de la Loire, sera le représentant des régions au sein du conseil de surveillance de la SNCF à partir du 1er juillet. Il ne mâche pas ses mots à propos de la situation du ferroviaire en France.

Je souhaite un débat au Parlement sur l’avenir des trains Intercités, clame Jacques Auxiette © Wikimedia Commons

"Le débat sur les transports collectifs est complètement absent des débats sur la transition énergétique et sur la préparation de la COP21", regrette Jacques Auxiette, président de la région Pays de la Loire et président de la commission Transport au sein de l’Association des régions de France (ARF). Il a été désigné par ses pairs pour représenter les régions au sein du Conseil de surveillance de la SNCF, où il siègera à partir du 1er juillet prochain.

Il demande que soit remis sur la table le sujet des financements publics du transport ferroviaire. Et de citer une étude de l’Union européenne, publiée le 13 juin 2014, qui démontre que le taux des subventions publiques au gestionnaire d’infrastructures est en France parmi les plus faibles d’Europe (32%), alors qu’il approche 50% en Allemagne et dépasse 60% au Royaume-Uni... "La seule logique de la politique ferroviaire en France provient de Bercy, qui veut retirer purement et simplement les aides d’Etat. Or aucun système ferroviaire dans le monde ne peut fonctionner sans aides publiques", lance l'élu avant d'ajouter que pendant ce temps, "la loi Macron ouvre le marché des autocars sans régulation…"

La représentation nationale ignorée

Jacques Auxiette est vent debout contre ce qui se prépare à propos de l’avenir des Trains d’équilibre du territoire (TET, ex-Intercités). "Je souhaite un débat au Parlement sur l’avenir des TET. Les experts de Bercy et la SNCF pensent qu’ils sont les seuls à pouvoir décider. La représentation nationale est ignorée", déplore-t-il. Il rappelle aussi que les TET sont financés à hauteur de 70% par les usagers. 

Or il craint que le rapport secret de la SNCF qui préconise la fermeture de dizaines de lignes et la suppression des trains de nuit n’apparaisse dans le rapport final qui sera présenté fin mai par la Commission sur l’avenir des TET, présidée par le député Philippe Duron. Ou qu’une partie des lignes déficitaires soient transférées aux régions et que la SNCF garde les lignes rentables. A nouveau, il appelle à une ouverture du marché à la concurrence en application d’un règlement CE 1370/2007 sur les OSP (obligation de service public) sur les TET et les TER.  

La réforme du système ferroviaire français ne change pas grand-chose à cette situation, selon le président de région, hormis la mise en place d’un gestionnaire unifié des infrastructures. "Cette réforme a été faite par et pour la SNCF", conclut Jacques Auxiette.

Olivier Cognasse

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1 commentaire

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15/05/2015 - 10h07 -

Bravo Monsieur le Président; il faut "mettre les pieds dans le plat". Depuis mon départ en retraite (fin septembre 1994), je n'ai jamais vu mon ex-entrepris en aussi mauvaise posture.
Incompétence dans l'entreprise et au niveau gouvernemental en sont la cause.
Les vrais cheminots n'ont pas oublié la disgrâce, en 2009, ayant frappé une Directrice Générale Voyages Europe en désaccord avec un Président aux allures dictatoriales.
Verrons-nous un jour en France, une politique des Transports tenant compte de notre importation de pétrole à 100%?
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